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C’est décidé, les policiers municipaux seront armés d’ici un an !

Le conseil municipal de Villeneuve-d’Ascq a adopté mercredi soir la délibération autorisant et encadrant l’armement de la police municipale. Une décision adoptée à l’unanimité, malgré les réticences idéologiques de certains élus du groupe majoritaire.

La vie d’un conseil municipal se résume en général à des débats entre majorité et opposition. L’exercice débouche rarement sur une surprise au moment du vote. Le défi qui était proposé à Gérard Caudron lors de la présentation de la délibération sur l’armement de la police municipale était tout autre : ce n’était pas son opposition qu’il devait convaincre, mais sa majorité… a priori très partagée sur la question.

Idéologiquement, les élus proches de la France Insoumise et même les socialistes, fidèles à la ligne édictée par Martine Aubry, sont plutôt opposés à l’armement des municipaux. Le député FI de la 2e, Ugo Bernalicis s’était même invité dans le débat au début du mois en rappelant que son groupe était «  opposé à l’armement des polices municipales  ». Il fallait donc que le maire persuade tout ce petit monde de faire preuve de «  pragmatisme  », voire de renoncer aux «  tentations de l’angélisme et des postures  ».

« La prévention sans la répression ne sert à rien, et l’inverse est source de danger. »

Pour cela, Gérard Caudron a enfilé le bleu de chauffe et livré un long argumentaire (un texte écrit, pour n’oublier personne) recensant la plupart des actions de prévention et de citoyenneté menées de longue date dans la commune, «  car la problématique de la sécurité de nos concitoyens ne se limite pas à l’armement de la police municipale  ». Tout y est passé : actions municipales en direction de la jeunesse, dispositifs de réussite éducative, dynamisme associatif, dispositifs de médiation dans les quartiers, lutte contre les tags, entretien des espaces verts et opérations de sécurité routière…

À leur demande

Après avoir aligné toutes ces opérations de prévention, Gérard Caudron s’est adressé directement aux sceptiques au sein de son groupe : «  Il nous faut utiliser tous les leviers. La prévention sans la répression ne sert à rien, et l’inverse est source de danger. Il est temps de dépasser les concepts philosophiques et politiciens. Le politique doit s’adapter, la ville est en mouvement, et la police municipale a toujours évolué depuis sa création depuis 2009  ». Surtout, le maire a rappelé que cet armement était une demande «  forte et argumentée  » des policiers municipaux eux-mêmes.

Sans surprise, la droite (groupe VAT) applaudissait la proposition. Christophe Bonnard rappelant que son groupe avait fait cette même proposition il y a deux ans déjà. Les Patriotes (ex-FN) étaient sur la même ligne… et c’était donc à Didier Manier qu’il revenait de livrer la parole du PS. Après avoir dénoncé la baisse des effectifs de police entre 2007 et 2012, et constaté que les politiques de recrutement lancées depuis ne suffisaient pas à rattraper le retard, il n’a pu que déplorer «  cette réalité de terrain qui contraint les maires à pallier les manques de l’État  ».

Ceci étant posé, le conseil pouvait adopter cette mesure à l’unanimité (l’élu de gauche Jean Perlein ayant préféré s’éclipser avant le vote pour ne pas gâcher l’ambiance), et lancer les procédures qui conduiront, d’ici un an, à armer les policiers municipaux villeneuvois.

L’armement, quand? Comment? Pourquoi?

Les effectifs concernés. La police municipale villeneuvoise comptera à la fin de l’année 42 agents, dont 29 policiers municipaux. Ce sont uniquement ces derniers qui pourront, à terme et sous conditions, être armés. Le coût salarial de cette police représente 1,67 million d’euros dans le budget municipal.

Les raisons de l’armement. Les policiers ont fait valoir que l’environnement dans lequel ils interviennent a changé ces dernières années, notamment en raison du risque terroriste, ils ont également avancé les missions régulières « sur des manifestations de dimension internationale, notamment au stade Mauroy », et rappelé que « Villeneuve n’est pas épargnée par les phénomènes de délinquance courants » et que « même les missions les plus anodines peuvent entraîner parfois un déchaînement de violence ».

Et les autres ? Sur les 38 polices municipales recensées sur le territoire de la MEL, 18 sont équipées d’armes de catégorie B1 (revolver ou pistolet automatique) et 2 (Roubaix et Wattrelos) ont annoncé leur intention de s’équiper.

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Combien ça coûte ? Le coût total de cet équipement est estimé par les services à 85 000 euros, dont près de 30 000 euros pour l’achat des équipements, 40 000 euros pour les formations pratiques et théoriques, et le reste pour les armoires de sécurité (munitions et clés). Une fois armés, les agents seront obligés de suivre deux sessions de formation continue chaque année (soit 11 500 euros par an).

Le calendrier. L’ensemble des procédures et des formations afférant à l’armement d’une police municipale sont assez lourdes. Chaque agent devra passer des évaluations médicales et psychiques, suivre des formations pratiques et théoriques. Il est fort possible que tous les agents ne soient pas armés. Des aménagements matériels (armoire blindée, zones de manipulation) doivent être réalisés. Dans l’état actuel des choses (les demandes de formation sont extrêmement nombreuses) il est peu probable que la police municipale villeneuvoise soit équipée avant un an.

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25 millions d’euros pour moderniser le centre commercial V2

Alors que le centre commercial est partie prenante dans la profonde mutation que va connaître le quartier d’ici 10 ans, il s’apprête à investir 25 millions d’euros pour moderniser ses parties communes. En attendant d’autres (probables) évolutions. Confirmation dans les prochaines semaines.

25 millions d’euros : c’est le coût d’un nouveau collège. C’est aussi un peu moins du tiers de ce que les collectivités publiques vont mettre pour fluidifier le quartier Hôtel-de-Ville, l’ouvrir davantage à ses abords, mieux l’innerver, pour en faire enfin le centre-ville que Villeneuve-d’Ascq n’a toujours pas. Si V2 est partenaire de ce vaste projet, appelé « Grand Angle », son programme à 25 millions d’euros n’entre pas dans ce cadre.

Des sols aux plafonds

Il s’agit de moderniser sans attendre la galerie marchande qui dessert Auchan et près de 140 boutiques et restaurants, pour ne pas souffrir la comparaison avec les centres commerciaux plus récents, notamment Euralille. Cet investissement permettra de changer les sols, les murs, les plafonds, mais aussi les garde-corps des trémies du centre, les espaces dédiés à l’accueil, à l’animation et au repos, ainsi que la signalétique.

Les travaux démarreront cet été et dureront un an

En lien avec la ville et la Métropole européenne de Lille (MEL), le projet est mené par les copropriétaires du centre commercial que sont Auchan, Flunch, et Unibail-Rodamco, l’un des plus importants groupes européens d’immobilier commercial (mais pas que), avec plus de 70 galeries dans les plus grandes métropoles. Ce trio a choisi pour prestataire le groupe villeneuvois Projex Ingenierie, qui a construit le Heron Parc, l’autre centre commercial de la ville. C’est aussi lui qui est à la manœuvre pour le projet Swam, premier rejeton d’Euralille 3000 (11 700 m² de commerces, bureaux, un restaurant panoramique et un hôtel d’ici 2018), et le centre commercial Lillenium, à Lille-Sud, attendu pour 2019. Soixante-quinze emplois seront créés au pic de l’activité.

Les travaux démarreront cet été et dureront un an, afin de limiter l’impact sur l’activité de V2, qui accueille chaque année près de 12 millions de visiteurs. Il a été le plus gros centre commercial au nord de Paris, à sa création en novembre 1977. Pour passer le cap de la quarantaine, il ne faut pas se laisser aller.

En chiffres

40

C’est l’âge de V2. Ce qui était alors le plus important centre au nord de Paris a été inauguré en novembre 1977.

11, 4 millions

C’est le nombre total de visiteurs enregistrés en 2016.

57 100

En mètres carrés, pour l’ensemble du centre, la surface totale « GLA », acronyme anglais de « gross leasing area » pour surface commerciale utile. Unibail-Rodamco ne nous a pas communiqué la superficie des parties communes.

25

En millions d’euros, le coût de la modernisation de la galerie, qui sera lancé cet été, et pour un an.

149

Le nombre d’enseignes, boutiques, restaurants et pauses gourmandes confondues.

Auchan recentré sur un seul niveau?

Auchan confirme que le projet de recentrer l’hyper sur un seul niveau est à l’étude. Mais rien de finalisé.

Comme son concurrent Carrefour à Euralille, le groupe Mulliez va-t-il décider de ramener à un seul niveau son hypermarché de V2 ? L’information circule depuis un bon moment… La direction de l’hyper en parle du bout des lèvres, mais rien d’officiel, pour l’instant. Toutes les boutiques au rez-de-chaussée, Auchan au niveau 0 : «  C’est ce qu’ils ont demandé, et nous sommes d’accord  », confirme Gérard Caudron, précisant que les copropriétaires de V2 ne sont pas propriétaires des terrains sur lequel le centre a été construit. Mais le maire y met une condition : «  Qu’on nous assure que la dynamique sera maintenue, pour la viabilité des enseignes de la galerie. Cela dit, pour voir ce projet aboutir, il y a des paramètres que nous, collectivités, ne maîtrisons pas. Et cela dépend aussi de la stratégie du groupe.  »

Une rue couverte traversante

Autre évolution notable dans les cartons pour V2 : la transformation de la galerie en une « rue » couverte, pour relier le sud et le nord du quartier Hôtel-de-Ville. «  Nous ne souhaitons pas qu’elle soit accessible 24 h/ 24, mais en tout cas plus qu’elle ne l’est aujourd’hui, poursuit Gérard Caudron. Nous sommes en discussion avec les différents partenaires depuis deux ans, dans le cadre de la mutation du quartier. Celle-ci passe aussi par un investissement d’Unibail-Rodamco, aux dernières nouvelles, de l’ordre de 100 millions d’euros. Mais là encore, rien n’est finalisé. Ça pourrait l’être dans les semaines qui viennent.  »

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Centre-ville de Villeneuve-d’Ascq : on va enfin entrer dans les détails du projet

En novembre, Gérard Caudron s’était engagé auprès des élus villeneuvois à consacrer un prochain conseil municipal aux deux gros dossiers d’urbanisme du moment, le projet centre-ville et la friche 3 Suisses. Ce mardi soir, on devrait en savoir plus sur le contenu de ces dossiers censés faire pousser encore la ville.

 Leroy Merlin pourrait officialiser en 2016 le déménagement de son magasin de l’autre côté du boulevard de Tournai.

1 Des annonces à prévoir ?

Le conseil municipal programmé ce mardi soir peut-il déboucher sur de grandes annonces ? Évoqués depuis plusieurs mois de façon plus ou moins sommaire, le projet d’aménagement du futur centre-ville et le dossier de reconversion de la friche 3 Suisses (12 ha) devraient en tous les cas sembler un peu plus consistants à l’issue de cette séance de conseil qui leur sera consacrée. Le cabinet d’études qui a planché ces derniers mois sur le possible devenir du centre-ville ainsi que des techniciens de la MEL présenteront un point d’étape détaillé, tandis que les équipes d’Argosyn, qui conduit la reconversion de la friche de la rue Jaurès, présenteront le futur de l’ex-site des 3 Suisses.

2 Commerces, logements et bureaux à la place d’Agip

D’ores et déjà, on sait que le dossier centre-ville, réactivé fin 2014 avec la décision de la MEL de consacrer 17, 5 M € à ses premiers développements, avance. Premier signe tangible, la station-service Agip a fermé au début du mois. Le foncier, propriété de la MEL, laissera place à une nouvelle zone commerciale et un ensemble de logements et de bureaux qui feront le trait d’union entre la place citoyenne située au pied du Forum des Sciences et le Heron Parc. On parle de surfaces de 15 000 m2 pour le commerce, 20 000 m2 pour le logement et 24 000 m2 pour les bureaux.

3 Leroy Merlin serait prêt à bouger

Autre gros dossier du projet centre-ville, la réflexion du groupe Adéo sur le déménagement de son enseigne Leroy Merlin ailleurs sur le boulevard de Tournai, vraisemblablement sur les parcelles situées juste en face, entre le stade Mauroy et le petit pôle de restauration (Léon de Bruxelles, Buffalo Grill, etc) serait quasi-bouclée. Selon l’adjoint aux affaires économiques de Villeneuve-d’Ascq, Christian Carnois, le groupe pourrait même officialiser cette orientation courant 2016, pour une conduite du projet pour 2018-2019. Le cabinet qui a mené la réflexion sur le projet centre-ville penchait pour une destruction du magasin afin de libérer l’énorme emprise foncière face au stade et y ériger commerces, bureaux et logements.

4 Auchan en rez-de-chaussée, la galerie V2 en haut ?

Avec Leroy-Merlin, Unibail-Rodamco, propriétaire du centre commercial V2, ainsi qu’Auchan devraient être les grands artisans des bouleversements à venir. Selon Christian Carnois, c’est de la hauteur de leur investissement pour moderniser V2 et l’hypermarché dont dépendra en grande partie l’ampleur du projet centre-ville. Courant 2016, les deux partenaires devraient trancher. Parmi les hypothèses de travail, le regroupement de l’ensemble des rayons de l’hypermarché au rez-de-chaussée du centre commercial et celui des 135 boutiques à l’étage, avec une ouverture possible de la galerie sur l’extérieur, afin de créer une véritable artère urbaine entre l’hôtel de ville et le Heron Park.

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Villeneuve-d’Ascq : Pas de réhabilitation pour les 97 logements de Van-Gogh

Le bailleur, ICF habitat, qui ne gère que cet immeuble du quartier Hôtel-de-Ville, a annoncé au maire de Villeneuve-d’Ascq qu’il ne réaliserait pas les travaux promis aux locataires et prévus pour cette année. Gérard Caudron est furieux, tout comme les résidents.
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La résidence ICF habitiat jouxte celle gérée par LMH qui, elle, n’a pas non plus fait l’objet de réhabilitation.

Selon la Ville, ICF Habitat avait présenté la réhabilitation le 12 décembre 2014, au conseil de quartier Hôtel-de-Ville/Pont-de-Bois. L’immeuble construit en 1983 vieillit. Le bailleur issu de la SNCF voulait rendre les 97 logements à l’angle du boulevard Van-Gogh et de la rue des Victoires, plus économes en énergie. Ce volet représentait l’essentiel des travaux : « Il s’agissait de renforcer l’isolation par l’extérieur, sur le modèle de ce que réalise Partenord, un autre bailleur, rue des Vergers », décrypte-t-on dans les services de la mairie. La rénovation devait également comporter la fermeture des balcons et l’« amélioration globale de l’image de la résidence ».

Coût estimé : 4,5 M €. Le calendrier était même prévu avec les services municipaux : consultation des locataires en janvier-février 2015, lancement de l’appel d’offres. Le début des travaux aurait même dû intervenir aux deuxième ou troisième trimestres de l’année dernière. D’une durée de quinze mois, ils auraient dû prendre fin au premier semestre de 2016.

Mais point de travaux. Les services affirment avoir alerté le bailleur « dès janvier 2011 sur la dégradation des espaces communs », demandant le changement des revêtements de sols et un bon coup de peinture. Ne voyant rien se concrétiser depuis 2014, la Ville assure avoir relancé ICF. Peine perdue. Mardi, la directrice générale d’ICF Habitat Nord-Est, Christine Richard, a annoncé la mauvaise nouvelle à Gérard Caudron : « Elle est venue m’informer que sa société n’avait plus les moyens financiers pour mettre en œuvre la réhabilitation promise aux locataires », précise le maire dans un communiqué.

La direction d’ICF reconnaît avoir dû prendre une « décision pas facile » mais refuse d’en dire plus : « C’était notre devoir d’informer le maire en premier. Maintenant, nous allons voir nos locataires », répète Christine Richard. Réunion prévue mercredi 27 janvier à 16 h 30 dans la loge du gardien.
«Ils n’ont plus d’argent pour ça?»

Les locataires ont été informés de l’annulation des travaux jeudi, par un courrier, et la nouvelle les a fortement déçus.

Sophie, 30 ans, habite dans la résidence depuis cinq ans. Pour elle, « c’est du foutage de gu… » : « Ils avaient dit qu’ils allaient faire ça, puis ça, et ils ont reporté les travaux ; c’était en 2012. » Pour Sophie, les logements « ont 30 ans, donc forcément il faut refaire l’isolation ». Mais elle en veut à ICF. Elle se déplace en fauteuil roulant et, après l’installation d’un détecteur de fumée, elle a fait une demande pour obtenir une télécommande afin de l’éteindre. ICF ne lui a jamais répondu. Elle a attendu 10 mois avant d’en parler au concierge qui lui a trouvé l’équipement. Et à son emménagement, les revêtements de sols n’ont pas été changés.

Lorie, elle, espérait que son balcon soit fermé mais elle va devoir attendre. Cette jeune femme de 27 ans habite dans la résidence depuis un an et demi et avait reçu « un prospectus, il y a six mois, qui disait qu’ils allaient faire des travaux extérieurs, isoler les façades, refaire les balcons, repeindre les halls et rénover l’électricité. Il y en avait bien besoin quand on voit l’état de l’immeuble. Mais ils n’ont plus d’argent pour ça ? J’ai du mal à comprendre ». Lorie ressent le froid dans son salon qui donne sur l’extérieur, mais elle va devoir faire preuve de patience pour avoir une meilleure isolation…

Tout comme Ludovic, dont la mère habite depuis juin dans la résidence. Lui aussi avait reçu l’annonce des travaux comme une bonne nouvelle puisque sa mère est âgée de 79 ans et a besoin d’un logement aux nouvelles normes d’isolation. « Quand on a emménagé, ICF a changé les sols et les sanitaires. Mais pas la chaudière ! Elle est tombée quatre fois en panne depuis le début de l’hiver et on nous a dit qu’elle avait au moins 25 ans. » C.G.
Le maire très en colère

Après sa rencontre le 19 janvier avec Christine Richard, la directrice générale d’ICF Habitat Nord-Est, Gérard Caudron a lui-même informé les locataires de la désaffection du bailleur. Sans mâcher ses mots.

« ICF a décidé de renoncer purement et simplement à mettre en œuvre le programme de travaux pour lequel vous avez été consultés en début d’année 2015. Cette décision est tout à fait inacceptable ! Je l’ai dit avec beaucoup de force et de colère à mon interlocutrice. La Ville n’accepte pas ce revirement de la part de votre bailleur. Le contexte financier difficile que peut connaître tout propriétaire bailleur ne peut l’autoriser à renoncer à ses obligations d’entretenir son patrimoine. ICF doit l’entendre ! Je vous invite, et la Ville soutiendra toute démarche collective ou individuelle, à exprimer votre désaccord face à cette décision. Face à une telle attitude de la part d’ICF, nous ne pouvons rester sans réaction ! »

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À Villeneuve-d’Ascq, c’est le printemps, les abeilles essaiment… sur les murs de la médiathèque !

En début de semaine, deux essaims contenant 30 000 à 50 000 abeilles sont apparus sur l’un des murs de la médiathèque Till l’Espiègle. Les services d’un apiculteur ont été sollicités pour faire entrer tout ce petit monde dans des ruches.

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En y regardant de plus près, on voit que les deux masses sombres sont en réalité des milliers d’abeilles.<br />

En début de semaine, on pouvait voir deux masses sombres sur un des murs de la médiathèque Till l’Espiègle. En y regardant de plus près, on s’apercevait qu’elles étaient composées de milliers d’abeilles. Un essaim était présent depuis plusieurs mois déjà, le deuxième est apparu suite à un phénomène que l’on appelle l’essaimage et qui en général a lieu au milieu du printemps. Lorsque la communauté des abeilles se trouve en surnombre, une larve, nourrie à la gelée royale, devient une seconde reine et quitte l’essaim. Elle est alors suivie par une partie des abeilles et crée un nouvel essaim.

30 000 à 50 000 abeilles

L’association ARA (Association résidence Allende), proche de la médiathèque, a signalé la présence des quelque 30 000 à 50 000 abeilles. Cependant, il faut savoir que toutes les espèces d’abeilles sont protégées, il est interdit de leur nuire. Contrairement aux essaims de guêpes et de frelons asiatiques qui peuvent être détruits, les abeilles doivent être délogées et replacées dans un milieu favorable. Pour cela, on ne fait désormais plus appel aux pompiers, il faut contacter un apiculteur pour cette mission. En déplaçant la reine, on incite l’ensemble des abeilles à la suivre et on peut ainsi déplacer les quelques milliers d’insectes qui composent l’essaim.

C’est ce qui s’est passé lundi à la médiathèque de Villeneuve-d’Ascq. La mairie a fait appel à un apiculteur qui est venu placer une ruche sur le toit du bâtiment, en espérant que des éclaireuses la découvriraient et guideraient le reste de l’essaim vers les rayons de cire prêts à les accueillir. En effet, il n’était pas possible d’accéder directement aux essaims car les abeilles étaient installées dans les parois du mur, dans des fentes trop fines pour être atteintes.

Pas de quoi s’inquiéter en tout cas, l’abeille n’est pas un insecte agressif et « à cette hauteur, la présence de l’essaim n’est pas gênante, ça n’est pas dangereux », assure Abdelilah Bekkhoucha, apiculteur amateur de Villeneuve-d’Ascq. J. Le.

 

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Grand Stade Les restaurateurs trinquent

Les restaurateurs trinquent

 

Créé le 20/03/2014 à 06h36 — Mis à jour le 20/03/2014 à 08h54

COMMERCE – Le manque d’événements au Grand Stade devient inquiétant…

Elles mettent les pieds dans le plat. Depuis le début d’année, deux enseignes de restauration installées sur le parvis du Stade Pierre-Mauroy ont dû baisser le rideau faute d’une clientèle suffisante. L’une d’elle, le Bar à Pâtes, dénonce la gestion calamiteuse d’Eiffage. «On attend les événements prévus, mais il ne se passe rien. Je suis écœuré. On a eu un regain d’espoir quand il a été question que le club de Lens vienne jouer ici. Même pas!», témoigne Edouard Basseur, responsable d’exploitation de ce restaurant qui a mis la clé sous la porte le mois dernier, à la suite du Métropole. Au lieu de se remplir, le secteur se vide. Et pour Edouard Basseur, l’addition des griefs est salée: fuites d’eau au plafond, difficulté de livraison pour les fournisseurs, signalétique inexistante…

« Un lieu vraiment triste »

«Elisa promettait une cinquantaine d’événements par an, raconte un cafetier lillois qui a failli s’y installer. Heureusement, je n’ai pas pu vendre mon bar à l’époque, sinon, je serais dans la mouise.» Car l’investissement de départ tourne autour de 700.000€. «Le bouche-à-oreille commence à prendre, relativise une enseigne voisine, mais ce lieu est vraiment triste et ne donne pas envie de se balader.»

Sur l’autre façade de l’esplanade, les enseignes de fast-food font moins la grimace, grâce surtout à la clientèle étudiante du midi. «J’arrive à m’en sortir, mais j’ai la plus petite cellule, donc ça me coûte moins cher», explique Johan Schrynemakers, gérant du Village du Panini. «On s’attendait à mieux. Je comptais embaucher, je ne peux pas le faire», regrette François Deleplanque, gérant de Subway, qui reste néanmoins optimiste. Ne travaillent donc que des extras, qui doivent s’adapter aux horaires anarchiques des matches. Du coup, l’animation, certains tentent de la créer. Un samedi par mois, le bar-restaurant La régie organise une soirée salsa. Contacté, Elisa n’a pas donné suite.

Gilles Durand

■ Des événements qui se font attendre

Hormis les 42 matches du club de foot de Lille, le nombre d’événements programmés au Stade Pierre-Mauroy depuis son ouverture en 2012 sera bien en deçà des prévisions, en juin : quatre matches de rugby, un de l’équipe de France de football et quatre concerts et spectacles. Sans oublier le fiasco de Depeche Mode, annulé au dernier moment, en novembre. On attend toujours les rencontres de tennis, de basket-ball ou de hand-ball.

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