">

Tag: Pierre Mauroy

Euro 2016 : l’UEFA impose son menu indigeste aux restaurateurs villeneuvois !!

À trois mois du coup d’envoi, le championnat d’Europe de foot, qui passe par Lens et Villeneuve-d’Ascq, édicte des règles dures à avaler pour les commerçants. Enseignes masquées, redevance obligatoire sous peine d’exclusion du périmètre : les tables du stade Mauroy sortent le carton rouge.


Les kiosques du stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq sont dans l’obligation de masquer leurs marques et leurs devantures durant l’Euro 2016. PHOTOS THOMAS LO PRESTI

VDNPQR

Cachez donc ces enseignes que McDo et Coca Cola ne sauraient voir ! C’est la loi du foot business : comme l’UEFA a vendu l’Euro 2016 à ces deux marques de bouche, aucune autre n’a le droit de cité. Les enseignes présentes à l’arrière du stade depuis son ouverture, à l’été 2012, et situées dans le « village », sont donc contraintes de se cacher : « Nous devrons masquer notre devanture, enfiler des tenues UEFA et servir les boissons dans des gobelets de l’instance européenne », peste ce commerçant, qui témoigne sous couvert d’anonymat.

La parole aussi est masquée car le bail est précaire. Mais, en plus, le professionnel devras’acquitter d’une redevance. Une sorte de dîme pour pouvoir rester dans le périmètre « village » de la compétition, à raison de 600 € par cellule et par jour de match. Même si les retombées de six rencontres à 50 000 spectateurs peuvent sembler grasses, la pilule est difficile à avaler, surtout pour des commerçants qui vivotent au quotidien : « En plus du loyer mensuel pour Elisa (société gestionnaire du stade) et des charges, on doit payer une redevance juste pour avoir le droit de travailler au pied du stade pendant l’Euro ! », indique un autre, prêt à aller en justice.

Une palissade de 2,60 mètres

En cas de refus, c’est l’exclusion ! Les commerçants récalcitrants se retrouveront derrièreune palissade haute de 2,60 m et munie de bâches occultantes. Cette palissade délimitera le « village » autour du stade. Elle séparera les hôtels-restaurants des « Terrasses » (sur le parvis du stade) de l’enceinte sportive. Mais pour l’instant, ces commerçants hors « village » sont dans l’expectative, goûtant peu l’idée d’être cachés derrière des bâches, même s’ils semblent à l’abri de contraintes matérielles et financières.

Le stade sera privatisé. Adieu calicots LOSC, Crédit Mutuel, partenaires habituels de Pierre-Mauroy. Les comptoirs devront se parer des couleurs des sponsors : les soixante frigos Pepsi, dont les sodas abreuvent les supporters, disparaîtront au profit de son concurrent américain mais partenaire de l’UEFA. Avant d’être un sport, le football est un business.

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/euro-2016-luefa-impose-son-menu-indigeste-aux-restaurateurs-villeneuvois/

Grand Stade Les restaurateurs trinquent

Les restaurateurs trinquent

 

Créé le 20/03/2014 à 06h36 — Mis à jour le 20/03/2014 à 08h54

COMMERCE – Le manque d’événements au Grand Stade devient inquiétant…

Elles mettent les pieds dans le plat. Depuis le début d’année, deux enseignes de restauration installées sur le parvis du Stade Pierre-Mauroy ont dû baisser le rideau faute d’une clientèle suffisante. L’une d’elle, le Bar à Pâtes, dénonce la gestion calamiteuse d’Eiffage. «On attend les événements prévus, mais il ne se passe rien. Je suis écœuré. On a eu un regain d’espoir quand il a été question que le club de Lens vienne jouer ici. Même pas!», témoigne Edouard Basseur, responsable d’exploitation de ce restaurant qui a mis la clé sous la porte le mois dernier, à la suite du Métropole. Au lieu de se remplir, le secteur se vide. Et pour Edouard Basseur, l’addition des griefs est salée: fuites d’eau au plafond, difficulté de livraison pour les fournisseurs, signalétique inexistante…

« Un lieu vraiment triste »

«Elisa promettait une cinquantaine d’événements par an, raconte un cafetier lillois qui a failli s’y installer. Heureusement, je n’ai pas pu vendre mon bar à l’époque, sinon, je serais dans la mouise.» Car l’investissement de départ tourne autour de 700.000€. «Le bouche-à-oreille commence à prendre, relativise une enseigne voisine, mais ce lieu est vraiment triste et ne donne pas envie de se balader.»

Sur l’autre façade de l’esplanade, les enseignes de fast-food font moins la grimace, grâce surtout à la clientèle étudiante du midi. «J’arrive à m’en sortir, mais j’ai la plus petite cellule, donc ça me coûte moins cher», explique Johan Schrynemakers, gérant du Village du Panini. «On s’attendait à mieux. Je comptais embaucher, je ne peux pas le faire», regrette François Deleplanque, gérant de Subway, qui reste néanmoins optimiste. Ne travaillent donc que des extras, qui doivent s’adapter aux horaires anarchiques des matches. Du coup, l’animation, certains tentent de la créer. Un samedi par mois, le bar-restaurant La régie organise une soirée salsa. Contacté, Elisa n’a pas donné suite.

Gilles Durand

■ Des événements qui se font attendre

Hormis les 42 matches du club de foot de Lille, le nombre d’événements programmés au Stade Pierre-Mauroy depuis son ouverture en 2012 sera bien en deçà des prévisions, en juin : quatre matches de rugby, un de l’équipe de France de football et quatre concerts et spectacles. Sans oublier le fiasco de Depeche Mode, annulé au dernier moment, en novembre. On attend toujours les rencontres de tennis, de basket-ball ou de hand-ball.

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/grand-stade-les-restaurateurs-trinquent/