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Villeneuve-d’Ascq: il ne restera bientôt plus rien du collège Léon-Blum

Vide de tout occupant depuis juin 2014, l’emblématique collège du Pont-de-Bois subit les assauts des démolisseurs depuis une quinzaine de jours. Le bâtiment, le parking, les arbres… Tout doit disparaître pour faire place nette et laisser Partenord y construire une centaine de logements.

En juin 2014, à l’initiative d’une enseignante et d’une ancienne élève, une soirée « souvenirs, souvenirs » avait été organisée dans l’enceinte du collège, juste avant qu’il ne ferme définitivement ses portes. Une cinquantaine d’anciens élèves un brin nostalgiques s’y étaient retrouvés. Mais cette fois, c’est fini et bien fini !

L’ensemble du chantier de démolition a été confié à la société Midavaine. Une dizaine d’hommes s’y emploie. Ils ont commencé par détruire une partie de la passerelle qui passe au dessus de l’avenue du Pont-de-Bois, trait d’union avec Hôtel-de-Ville. Les piétons qui viennent de là doivent temporairement descendre et traverser l’avenue, ce qui n’est pas commode, car les véhicules ont tendance à rouler vite sur cette portion en ligne droite. La prudence s’impose. Mais ces petits désagréments ne vont pas durer : la passerelle sera reconduite à l’identique à la fin du mois. C’est cette fois, la société Bouygues qui va s’en charger.

Après la passerelle, Midavaine a détruit la partie du bâtiment qui donne sur l’avenue. Aujourd hui, il n’y a plus qu’une vaste esplanade de terre. Mais l’entreprise a dû attendre les vacances pour attaquer le bâtiment qui jouxte le groupe scolaire Claude-Bernard, par mesure de sécurité. C’était le seul endroit sensible du chantier, car si le Pon-de-Bois est un quartier particulièrement enclavé, le collège, lui, n’a pas d’autre voisin direct. Une chance pour les démolisseurs.

Midavaine a eu tout de même un autre point délicat à mener : le désamiantage, en plusieurs endroits de l’établissement, notamment dans la zone réfectoire. L’amiante était profondément enfouie dans le sous-sol, les demi-pensionnaires ne couraient donc aucun danger. Mais ce sont les démolisseurs qui courent des risques. Enfin, aujourd’hui, ce type de chantier est strictement encadré et répond à des normes très précises (combinaisons spéciales, douches obligatoires, etc).

Pour l’heure, Midavaine n’a utilisé que des engins de chantier classique, du type pelle mécanique équipée d’un bras sectionneur. Mais hier, elle a mis en place le bras de démolition de 18 mètres de haut, qui va grignoter le bâtiment de trois niveaux par le haut, dès ce matin. Une opération assez spectaculaire.

Bâtiment, parking attenant, arbres… Tout ce qui se trouve à l’intérieur des barrières de délimitation du chantier va être détruit ou supprimé. Le site de près de 12 700 m2 sera complètement remis à nu si tout va bien pour la mi-avril.

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Pour faciliter l’accès des pompiers, des locataires à mobilité réduite contraints à une petite marche

Villeneuve-d’Ascq: Pour faciliter l’accès des pompiers, des locataires à mobilité réduite contraints à une petite marche

Publié le 20/04/2014

François Flourens

À la résidence Arc-en-Ciel, dans le quartier du Sart-Babylone, les logements sont en partie réservés aux personnes âgées et handicapées. Mais des plots en métal à l’entrée de l’allée principale contraignent celles-ci à des déplacements à pied, fatigants et inutiles. Ils ont protesté auprès de leur bailleur, Vilogia, qui semble faire la sourde oreille.

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« Regardez ces plots ! Ça fait cinq ans que Vilogia les a installés. Mais la plupart des locataires de la résidence ont des problèmes de mobilité. Quand on vient me chercher en voiture, je dois faire 50 mètres à pied car les véhicules ne peuvent pas venir jusqu’à l’entrée. Une de mes voisines très âgée a dû marcher en s’accrochant tout au long du grillage pour pouvoir monter dans l’ambulance qui devait l’emmener à l’hôpital. On a multiplié les courriers à Vilogia, mais le bailleur ne veut rien entendre. » Annie, une jeune retraitée hémiplégique, ne décolère pas. « C’est maman, qui a 90 ans, qui fait mes courses, mais elle ne pourra les faire indéfiniment. »

Alors, pour faire évoluer la situation, Annie a battu le rappel de ses voisins et elle s’est rapprochée de l’association « UFC Que Choisir ». Une pétition a été adressée au bailleur social, dont les locataires jugent l’attitude « désinvolte ».

Chez le bailleur, on assure pourtant avoir pris la mesure du problème : « Notre équipe est bien consciente de la gêne occasionnée par ces plots mais il se trouve que ces plots sont installés sur une voie pompiers. Par conséquent, nous somme obligés de les laisser en cas d’incendie pour être certains que cette voie ne sera pas bloquée par un véhicule en stationnement. »

Impossible a priori de modifier l’accès à cette allée mais, selon Vilogia, des solutions existent : « Il y a un parking à proximité des entrées pour faire stationner les véhicules. D’autre part, il existe également un traversant pour les piétons ; nous en avons informé nos clients à plusieurs reprises. »

Une information, assure le bailleur, qui ne se limite pas à un vague contact : « Au-delà des courriers envoyés, nous entretenons un contact très régulier avec ces résidents puisque nous les rencontrons lors de réunions qui ont lieu de manière semestrielle au club Arc-en-Ciel. Ces réunions ont permis d’échanger déjà à plusieurs reprises sur ces sujets. »

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