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Une expertise et une aide bienvenues

Une expertise et une aide bienvenues

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Sur sollicitation du maire, Gérard Caudron, le président de l’ARA a organisé une rencontre avec les habitants le 28 janvier lui permettant de dresser un premier bilan de la situation. « Lors de cette rencontre, j’ai ressenti qu’il y avait beaucoup de choses qui n’allaient pas dans votre immeuble
– les accès aux entrées, les problèmes d’interphone, l’absence de bloc autonome (la signalétique des issues de secours), une mauvaise isolation
– mais que vous ne disposiez d’aucune structure pour vous venir en aide », note Bernard Caignet.
Se faisant, le président de l’ARA propose de « créer une commission composée d’habitants de la résidence, sous le contrôle de l’ARA. » C’est une structure légale qui doit représenter au minimum 10 % des habitants de la résidence pour être reconnu par le bailleur, et dont l’objectif est de défendre les droits des locataires. « On ne vous respecte pas et cela doit cesser », s’insurge Bernard Caignet promettant qu’il « (fera) tout pour remettre en route ce qu’il manque aux habitants de l’immeuble. »
Le bureau de L’ARA avec Claude Dengremont et François Lepoutre

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Villeneuve-d’Ascq : Pas de réhabilitation pour les 97 logements de Van-Gogh

Le bailleur, ICF habitat, qui ne gère que cet immeuble du quartier Hôtel-de-Ville, a annoncé au maire de Villeneuve-d’Ascq qu’il ne réaliserait pas les travaux promis aux locataires et prévus pour cette année. Gérard Caudron est furieux, tout comme les résidents.
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La résidence ICF habitiat jouxte celle gérée par LMH qui, elle, n’a pas non plus fait l’objet de réhabilitation.

Selon la Ville, ICF Habitat avait présenté la réhabilitation le 12 décembre 2014, au conseil de quartier Hôtel-de-Ville/Pont-de-Bois. L’immeuble construit en 1983 vieillit. Le bailleur issu de la SNCF voulait rendre les 97 logements à l’angle du boulevard Van-Gogh et de la rue des Victoires, plus économes en énergie. Ce volet représentait l’essentiel des travaux : « Il s’agissait de renforcer l’isolation par l’extérieur, sur le modèle de ce que réalise Partenord, un autre bailleur, rue des Vergers », décrypte-t-on dans les services de la mairie. La rénovation devait également comporter la fermeture des balcons et l’« amélioration globale de l’image de la résidence ».

Coût estimé : 4,5 M €. Le calendrier était même prévu avec les services municipaux : consultation des locataires en janvier-février 2015, lancement de l’appel d’offres. Le début des travaux aurait même dû intervenir aux deuxième ou troisième trimestres de l’année dernière. D’une durée de quinze mois, ils auraient dû prendre fin au premier semestre de 2016.

Mais point de travaux. Les services affirment avoir alerté le bailleur « dès janvier 2011 sur la dégradation des espaces communs », demandant le changement des revêtements de sols et un bon coup de peinture. Ne voyant rien se concrétiser depuis 2014, la Ville assure avoir relancé ICF. Peine perdue. Mardi, la directrice générale d’ICF Habitat Nord-Est, Christine Richard, a annoncé la mauvaise nouvelle à Gérard Caudron : « Elle est venue m’informer que sa société n’avait plus les moyens financiers pour mettre en œuvre la réhabilitation promise aux locataires », précise le maire dans un communiqué.

La direction d’ICF reconnaît avoir dû prendre une « décision pas facile » mais refuse d’en dire plus : « C’était notre devoir d’informer le maire en premier. Maintenant, nous allons voir nos locataires », répète Christine Richard. Réunion prévue mercredi 27 janvier à 16 h 30 dans la loge du gardien.
«Ils n’ont plus d’argent pour ça?»

Les locataires ont été informés de l’annulation des travaux jeudi, par un courrier, et la nouvelle les a fortement déçus.

Sophie, 30 ans, habite dans la résidence depuis cinq ans. Pour elle, « c’est du foutage de gu… » : « Ils avaient dit qu’ils allaient faire ça, puis ça, et ils ont reporté les travaux ; c’était en 2012. » Pour Sophie, les logements « ont 30 ans, donc forcément il faut refaire l’isolation ». Mais elle en veut à ICF. Elle se déplace en fauteuil roulant et, après l’installation d’un détecteur de fumée, elle a fait une demande pour obtenir une télécommande afin de l’éteindre. ICF ne lui a jamais répondu. Elle a attendu 10 mois avant d’en parler au concierge qui lui a trouvé l’équipement. Et à son emménagement, les revêtements de sols n’ont pas été changés.

Lorie, elle, espérait que son balcon soit fermé mais elle va devoir attendre. Cette jeune femme de 27 ans habite dans la résidence depuis un an et demi et avait reçu « un prospectus, il y a six mois, qui disait qu’ils allaient faire des travaux extérieurs, isoler les façades, refaire les balcons, repeindre les halls et rénover l’électricité. Il y en avait bien besoin quand on voit l’état de l’immeuble. Mais ils n’ont plus d’argent pour ça ? J’ai du mal à comprendre ». Lorie ressent le froid dans son salon qui donne sur l’extérieur, mais elle va devoir faire preuve de patience pour avoir une meilleure isolation…

Tout comme Ludovic, dont la mère habite depuis juin dans la résidence. Lui aussi avait reçu l’annonce des travaux comme une bonne nouvelle puisque sa mère est âgée de 79 ans et a besoin d’un logement aux nouvelles normes d’isolation. « Quand on a emménagé, ICF a changé les sols et les sanitaires. Mais pas la chaudière ! Elle est tombée quatre fois en panne depuis le début de l’hiver et on nous a dit qu’elle avait au moins 25 ans. » C.G.
Le maire très en colère

Après sa rencontre le 19 janvier avec Christine Richard, la directrice générale d’ICF Habitat Nord-Est, Gérard Caudron a lui-même informé les locataires de la désaffection du bailleur. Sans mâcher ses mots.

« ICF a décidé de renoncer purement et simplement à mettre en œuvre le programme de travaux pour lequel vous avez été consultés en début d’année 2015. Cette décision est tout à fait inacceptable ! Je l’ai dit avec beaucoup de force et de colère à mon interlocutrice. La Ville n’accepte pas ce revirement de la part de votre bailleur. Le contexte financier difficile que peut connaître tout propriétaire bailleur ne peut l’autoriser à renoncer à ses obligations d’entretenir son patrimoine. ICF doit l’entendre ! Je vous invite, et la Ville soutiendra toute démarche collective ou individuelle, à exprimer votre désaccord face à cette décision. Face à une telle attitude de la part d’ICF, nous ne pouvons rester sans réaction ! »

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