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Le Mondrian rouvre, une bouffée d’air pour la chaussée de l’Hôtel-de-Ville

Le comblement d’une cellule vide, c’est toujours une bonne nouvelle. Mais ici, ça l’est d’autant plus que les nouveaux patrons de la brasserie croient dur comme fer en un avenir prometteur pour les commerces du quartier. Le projet Grand Angle ? Même pas peur.

      Il y a toujours eu une brasserie au pied de l’hôtel de ville. Des générations de Villeneuvois s’y sont donné rendez-vous, et pas que ceux du quartier. Alors, quand

le Mondrian a fermé, fin juin

      , ça a fichu un coup à pas mal de monde. Mais les plus malheureux étaient sans aucun doute les commerçants de l’artère semi-piétonne. Le Mondrian, c’était leur locomotive…

Rompus à l’exercice de la restauration

Alleluia : l’angle de la chaussée, face à l’entrée de V2, ne sera pas resté vide longtemps. Depuis trois semaines, Evangelos Tsakos en est le nouveau gérant, aidé de ses parents, Yanni et Koula. Un couple rompu à l’exercice de la restauration.

Ils ont démarré à Comines. Puis après une deuxième expérience en Grèce, le pays de leurs origines, ces Marcquois ont ouvert le Before à Dottignies(B), un bar de nuit doublé d’un restaurant. L’affaire a bien tourné, huit ans durant, jusqu’à ce que des travaux qui s’éternisent (trois ans, quand même) aient raison de leur enthousiasme.

Les Tsakos ont alors pris la direction de Mouscron (B). Ils y ont ouvert un restaurant grec, sans avoir été prévenus que le bâtiment était promis à démolition…

Parfums grecs

Le couple de restaurateurs s’est alors mis en quête d’une nouvelle opportunité, en Belgique ou en France. Ce sera la France, et Villeneuve-d’Ascq, où ils ont vécu cinq ans.

Avaient-ils déjà bu un verre, à cette époque, dans la brasserie du centre-ville ? En tout cas, les Tsakos partent dans cette nouvelle aventure armés d’une belle énergie, et en toute connaissance de cause.

Le projet Grand Angle, qui va profondément restructurer le quartier Hôtel-de-Ville, ils le voient comme une chance. «  Ça a vieilli, ici, il fallait faire quelque chose, estime Yanni Tsakos. Alors, oui, il y aura des travaux. Mais ils vont ramener des ouvriers qui seront nos clients ! Il faut prendre ce qui est bon à prendre  ».

Des samedis apéros

Plutôt du genre à voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide, ce natif de Roubaix. Et déjà, Yanni se voit bien impulser une union des commerçants du quartier. Peut-être se créera-t-elle lors d’un de ces samedis apéros qu’il veut mettre en place, autour de tapas et de gourmandises offerts, grecques bien sûr. Ou alors ce sera autour d’un repas typique – il y en aura un de servi par semaine à midi.

Retransmissions de matchs, concours de belote… Les restaurateurs prévoient aussi d’organiser dessoirées aux couleurs de la Méditerranée. Et promis, à Pâques, ils offriront à chaque client un bol de magiritsa, soupe servie pour la fête religieuse chez les orthodoxes, et des gâteaux de là-bas, faits par Koula.

Le Mondrian est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, jusqu’à extinction des feux (23 h maxi).

Nouvelles enseignes

Pas le tabac

Preuve que les Tsakos croient en leur nouvelle aventure, ils ont investi près de 30 000 € pour rénover la brasserie emblématique du quartier. En revanche, ils n’ont pas repris le tabac. Ce sont les propriétaires du bâtiment qui ont repris la licence, pour l’instant.

Nouvelles enseignes

Ce serait malhonnête de dire que tout va bien, pour tous les commerces de la chaussée. L’artère a ses cellules vides, mais aussi son lot de nouvelles enseignes.

– Le restaurant La Kantine a ouvert il y a un mois près de l’immeuble Century.

– Juste à côté s’est installé Kiiway, qui propose objets connectés, ateliers pour geeks, imprimantes 3 D… (nous en reparlerons).

– Enfin, un coiffeur va s’installer dans le local laissé libre par la pâtisserie Les Nuages d’Emma, partie boulevard de l’Ouest.

«Question vitalité commerciale, on fait des envieux»

S’il y en a un qui est particulièrement satisfait de voir Le Mondrian rouvert, c’est bien Aymeric Kornatowski. Salarié de l’association des commerçants villeneuvois depuis 15 ans, il est à leur écoute, et à leur service, tous les jours, prêt à leur donner des conseils, à définir avec une stratégie, en individuel, ou avec les unions commerciales de quartier.

Depuis juillet, le coordinateur peut aussi compter sur l’engagement particulièrement actif de Jérôme Pinchon, le nouveau président des Vitrines villeneuvoises. Il succède à l’assureure Marie-Pierre Delcroix, qui a rejoint Valenciennes, et à Hugues Rivière, qui reste président d’honneur.

Patron de L’Escale, restaurant de la rue des Fusillés fondé par ses parents, cogérant, avec son frère Benjamin de la Terrasse du Héron, qui a succédé à la ferme du Moulin aux portes du LaM, le restaurateur a grandi à Villeneuve-d’Ascq et lui est resté fidèle. Il en connaît bien la diversité.

De la place pour tout le monde

Sa priorité est le soutien au petit commerce, sans pour autant vouer aux gémonies la grande distribution et les chaînes, qui innervent tout le territoire. «  Je suis convaincu qu’il y a de la place pour tout le monde, assure-t-il. Les petits commerces doivent jouer la carte de la différence, se distinguer par leur offre, leurs services  ».

Le nouveau président est aussi convaincu que le gâteau villeneuvois est assez grand pour que chacun en ait une part. «  Nous avons ici des atouts formidables, le Grand Stade, le LaM… D’ailleurs, les locaux ne restent pas longtemps vides, c’est le signe de notre attractivité. Je peux vous dire que ça fait des envieux  ».

Des atouts… et des élus impliqués. Aymeric Kornatowski et Jérôme Pinchon tiennent à ce que ce soit dit : «  On a un bel appui de la municipalité. Pour ça aussi, on nous envie. Ça n’est pas le cas partout !  »

 

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Euro 2016 : l’UEFA impose son menu indigeste aux restaurateurs villeneuvois !!

À trois mois du coup d’envoi, le championnat d’Europe de foot, qui passe par Lens et Villeneuve-d’Ascq, édicte des règles dures à avaler pour les commerçants. Enseignes masquées, redevance obligatoire sous peine d’exclusion du périmètre : les tables du stade Mauroy sortent le carton rouge.


Les kiosques du stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq sont dans l’obligation de masquer leurs marques et leurs devantures durant l’Euro 2016. PHOTOS THOMAS LO PRESTI

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Cachez donc ces enseignes que McDo et Coca Cola ne sauraient voir ! C’est la loi du foot business : comme l’UEFA a vendu l’Euro 2016 à ces deux marques de bouche, aucune autre n’a le droit de cité. Les enseignes présentes à l’arrière du stade depuis son ouverture, à l’été 2012, et situées dans le « village », sont donc contraintes de se cacher : « Nous devrons masquer notre devanture, enfiler des tenues UEFA et servir les boissons dans des gobelets de l’instance européenne », peste ce commerçant, qui témoigne sous couvert d’anonymat.

La parole aussi est masquée car le bail est précaire. Mais, en plus, le professionnel devras’acquitter d’une redevance. Une sorte de dîme pour pouvoir rester dans le périmètre « village » de la compétition, à raison de 600 € par cellule et par jour de match. Même si les retombées de six rencontres à 50 000 spectateurs peuvent sembler grasses, la pilule est difficile à avaler, surtout pour des commerçants qui vivotent au quotidien : « En plus du loyer mensuel pour Elisa (société gestionnaire du stade) et des charges, on doit payer une redevance juste pour avoir le droit de travailler au pied du stade pendant l’Euro ! », indique un autre, prêt à aller en justice.

Une palissade de 2,60 mètres

En cas de refus, c’est l’exclusion ! Les commerçants récalcitrants se retrouveront derrièreune palissade haute de 2,60 m et munie de bâches occultantes. Cette palissade délimitera le « village » autour du stade. Elle séparera les hôtels-restaurants des « Terrasses » (sur le parvis du stade) de l’enceinte sportive. Mais pour l’instant, ces commerçants hors « village » sont dans l’expectative, goûtant peu l’idée d’être cachés derrière des bâches, même s’ils semblent à l’abri de contraintes matérielles et financières.

Le stade sera privatisé. Adieu calicots LOSC, Crédit Mutuel, partenaires habituels de Pierre-Mauroy. Les comptoirs devront se parer des couleurs des sponsors : les soixante frigos Pepsi, dont les sodas abreuvent les supporters, disparaîtront au profit de son concurrent américain mais partenaire de l’UEFA. Avant d’être un sport, le football est un business.

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Hôtel de ville et au Pont-de-Bois, commerces en berne sacrifiés!!

L’ARA ne peut abonder sur cette vision ou la mort du petit commerce est depuis bien lontemp programmé… Au profit d’un hyper centre commercial ???
l’ARA a boudé cette agora, mais passe en vitesse supérieur!!

Quelle dynamique pour le quartier ?

L’état du petit commerce préoccupe les habitants, surtout dans un quartier confronté à V2. Le déménagement du tabac-presse de la galerie à proximité de l’entrée du centre, le mois prochain, est vécu par cette habitante comme une déclaration de guerre vis à vis de la librairie de la Chaussée haute : « Comment pourra-t-elle survivre ? Vous nous parlez de projets à l’horizon 2020 mais pour tout de suite qu’est-ce qu’on fait ? » Après la fermeture du restaurant chinois, de la laverie, du Crédit agricole et d‘autres, les cellules vides attristent les riverains. Il faut ajouter la fermeture de la maison des jeunes en face de l’école Verlaine. Le local n’était plus très utilisé, selon l’adjoint Farid Oukaid, et une association lilloise devrait venir s’y installer. Pour l’adjointe Maryvonne Girard, les habitants peuvent réagir en allant chez les commerçants. Le conseiller délégué Lionel Baptiste se veut optimiste : « un projet mené avec Unibail, qui gère V2, va renforcer l’attractivité de la place. Ne cherchons pas à opposer le centre commercial aux petits commerçants, visons la complémentarité. »

L’agora du quartier Hôtel-de-ville Pont-de-Bois s’est tenue mardi soir à la mairie en présence d’une vingtaine d’habitants. Les élus ont fait le point sur les chantiers en cours et débattu sur l’état préoccupant du petit commerce.

Le quartier a des atouts mais sont-ils suffisamment mis en valeur  ?
 Les deux quartiers étroitement liés jusqu’ici par la passerelle piétonne qui débouche sur l’ex-collège Blum vont vivre une petite séparation de six mois. En effet, la déconstruction du bâtiment scolaire nécessite celle de la passerelle, qui sera entièrement reconstruite. Une fois le collège démoli, un bouquet de programmes immobilier sera mis en œuvre pour proposer de l’habitat mixte Partenord (55 logements), une résidence étudiante (100 logements) et de l’habitat adapté à une cinquantaine d’aînés. l’idée qui prévaut dans les projets du secteur est de renforcer la mixité sociale.

Une intention louable mais que certains habitants du Pont-de-Bois observent avec circonspection. « Soyons prudents en matière de logement étudiant. Des antécédents ont montré que la cohabitation n’était pas toujours si facile », fait observer le porte-parole d’une association de locataires. Car il faut ajouter à la liste précédente les 200 logements étudiants bientôt construits boulevard de l’Ouest, en partenariat avec le CROUS et Partenord, pour un coût de 11 M € : « Tout cela va densifier un peu plus un quartier déjà bien contraint »

Les habitants se veulent d‘autant plus vigilants qu’ils sont échaudés par les travaux en cours. La réhabilitation de bâtiments rue du Barreau dure bien plus longtemps que prévu : « Les entreprises commencent des chantiers qui ne se terminent pas, on demande aux locataires d’être présents et on n’honore pas les rendez-vous… » Heureusement, on observe ici ou là des avancées reconnues aussi par les locataires comme cet immeuble place de la Basoche où un mur construit pour séparer les logements du parking souterrain donne satisfaction malgré les réticences initiales du bailleur.

Grosses réhabilitations en cours ou à venir aussi à l’Hôte-de-Ville avec la résidence des Vergers (200 logements) entre 2015 et 2016 pour un coût de 12 M €, la réhabilitation thermique de la résidence ICF, boulevard Van-Gogh pour 4,5 M €.

À moyen terme, il est prévu la construction de logements rue Verte mais le lancement est conditionné par une étude environnementale en cours sur la présence de chauve-souris qui ne doivent pas pâtir du chantier.

Comme on le voit, ça bouge pas mal dans ce secteur appelé à changer radicalement de physionomie dans les années 2020 avec le projet de centre ville à réaliser, marqué notamment par l’aménagement d’une grande place au pied de l’hôtel de ville.

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