">

Catégorie : La Législation

L’association Résidence Allende de Villeneuve-d’Ascq met la SIA en justice pour des factures en hausse

Les responsables de l’Association Résidence Allende (ARA) épinglent le bailleur SIA pour une augmentation de charges injustifiée selon eux. Ils demandent des explications et la remise des sommes demandées.

Au fond, le président de l’ARA, Bernard Caignet, à droite, le vice-président, Claude Dangremont, et à gauche, Marie-France Caron, la trésorière.

Au fond, le président de l’ARA, Bernard Caignet, à droite, le vice-président, Claude Dangremont, et à gauche, Marie-France Caron, la trésorière.

La veille sur la régularisation des charges est un travail essentiel pour les associations de défense des locataires. Et les bailleurs ont obligation d’adresser aux habitants le décompte annuel des charges récupérables et leur répartition. Ils doivent également être en mesure de justifier les montants réclamés si l’occupant leur demande.L’Association Résidence Allende (ARA) a agi de cette manière récemment en demandant à la SIA des explications sur une hausse des factures d’eau et de chauffage pour l’année 2018.

Pour l’eau, le bailleur réclame 12 635,17€. « La résidence consomme en moyenne 900 m3 d’eau, mais ce que réclame la SIA équivaut à 3 273,31 m3 , indique Bernard Caignet, le président de l’ARA. On leur a demandé une explication, mais ils ne savent pas justifier cette augmentation ! Il y a eu 109 interventions sur des radiateurs en 2018. Ils ont posé des répartiteurs sur des équipements qui dataient de 1983. Et il y a eu de grosses fuites. »

Sur le chauffage collectif, SIA réclame 10 000 € de facture, soit une hausse de 11 %. « SIA dit que c’est parce qu’il a fait plus froid, mais nous avons relevé les ratios de température de l’hiver dernier sur le site de Météo France et ce n’est pas vrai », indique le vice-président de l’ARA, Claude Dangremont. Bernard Caignet ajoute : « Le bailleur dit également que c’est à cause de la hausse des tarifs de l’énergie, mais ils n’ont pas augmenté de 11 %. En plus, la saison de chauffe a été catastrophique. Le chauffage n’a pas été relancé en octobre. Il faisait 15 degrés dans certains appartements. Des thermostats ne fonctionnaient pas. Comme pour l’eau, nous demandons la remise de cette hausse. »

Les bénévoles pointent également des changements d’interphones toujours en cours, une facture d’entretien des parties communes également en augmentation et la volonté de la SIA d’imposer aux nouveaux locataires sa propre assurance habitation.

Devant ces problèmes et en l’absence de réponse claire du bailleur, l’ARA a décidé, le 28 novembre, d’aller en justice. « On ne veut pas la guerre, précise le président. On ne veut pas que les habitants ne payent pas pour des services non-rendus. Nous dialoguons avec la SIA, mais nous n’avons pas toutes les informations. Et ils font des promesses qui sont longues à se concrétiser. »

La SIA accède, en partie, aux demandes de l’ARA

Le dialogue n’a jamais été rompu entre l’ARA et la SIA. Aussi, le bailleur a décidé d’accéder à la requête de l’association sur la facture de l’eau. Un geste commercial est réalisé et la SIA ne va facturer qu’une dépense de 900 m3, comme l’ont demandé les responsables de l’ARA. Cela équivaut à une remise de 9 000 €.

Par contre, le bailleur n’est pas revenu sur la hausse des charges de chauffage de 11 %. La direction maintient ses explications notamment la hausse du prix de l’énergie de 8 % et la vague de froid de l’hiver dernier qui ont fait augmenté la consommation de 3 %. « Toutefois, dans les prochains jours, nous allons mener une étude au cas par cas, explique-t-on à la direction du bailleur. Car certains locataires n’ont pas eu de chauffage pendant un certain temps l’hiver dernier. Certains radiateurs ont mal fonctionné. Ils n’auront pas d’augmentation de 11 %. »

Sur la hausse des charges d’entretien des parties communes, la SIA explique avoir mis en place, depuis janvier 2018, « un gestionnaire de secteur pour être plus proche des locataires et plus réactif ». Avant, il y avait un gestionnaire pour 6 000 logements, aujourd’hui il y en a un pour 1 000 et son salaire doit être pris en charge par les habitants.

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/lassociation-residence-allende-de-villeneuve-dascq-met-la-sia-en-justice-pour-des-factures-en-hausse/

Les riverains de l’hôtel de ville veulent une redynamisation commerciale du secteur

Et si la mise en œuvre du projet Grand Angle à Villeneuve-d’Ascq permettait de dynamiser le commerce le long de la chaussée de l’hôtel de ville ? C’est le souhait exprimé par l’association ARA (association des résidences Allende).

Les travaux doivent durer jusqu’à fin février, au moins, dans la chaussée de l’Hôtel-de-ville.

Les travaux doivent durer jusqu’à fin février, au moins, dans la chaussée de l’Hôtel-de-ville.

La chaussée de l’Hôtel-de-ville est idéalement située au cœur de Villeneuve-d’Ascq, à proximité des commerces et des services publics… Mais ses habitants s’inquiètent, alors que le secteur est plongé depuis plusieurs mois dans le vaste chantier Grand Angle qui doit redessiner les usages urbains du centre-ville : « On n’a pas une démarche contre le projet Grand Angle, mais on veut l’enrichir de nos idées », précise Bernard Caignet, président de l’ARA (association résidence Allende). « En clair, on souhaite que ça profite au quartier et pas forcément à V2 ».

Le président de l’association voit ainsi avec inquiétude les commerces de la chaussée de l’Hôtel-de-ville souffrir des travaux qui doivent encore durer jusqu’au mois de février : « Les restaurants souffrent aussi, et les commerçants de la chaussée ne font pas partie de l’union commerciale, il faut donc que nous les soutenions auprès de la municipalité ». Dans l’attente d’un plan de relance du petit commerce dans le secteur, Bernard Caignet pointe trois priorités : une maison médicale, une boucherie et un marché bien situé. Quel que soit le résultat de ses demandes, il ne pourra être mis en place qu’après la fin des travaux d’aménagement de la chaussée… et après les élections municipales.

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/les-riverains-de-lhotel-de-ville-veulent-une-redynamisation-commerciale-du-secteur/

Attention, on est passé en double sens rue des Victoires!

Attention, on est passé en double sens rue des Victoires!

Attention, il n’y a pas de marquage au sol mais la rue est bien à double sens à cet endroit.

 

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/attention-on-est-passe-en-double-sens-rue-des-victoires/

Le site internet de la ville victime d’un piratage dont on ignore encore l’ampleur

VILLENEUVE-D’ASCQ

Le site internet de la ville victime d’un piratage dont on ignore encore l’ampleur

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/le-site-internet-de-la-ville-victime-dun-piratage-dont-on-ignore-encore-lampleur/

Le stationnement reste gratuit mais des zones bleues seront déployées dans la ville dès juin

Seule grande ville de la métropole à conserver le stationnement gratuit quand les horodateurs se sont développés ailleurs, Villeneuve-d’Ascq paie le prix de sa politique vertueuse avec un manque de rotation. Défaut dont se plaignaient les commerçants, qui ont été entendus : les zones bleues vont se multiplier.

Seule zone bleue en vigueur dans Villeneuve-d’Ascq, celle du boulevard de Valmy a montré son efficacité. Sept autres arrivent. PHOTO LA VOIX DU NORD
Une politique de gratuité revendiquée…
Ce n’est pas demain que les horodateurs fleuriront dans Villeneuve-d’Ascq. Première adjointe, Maryvonne Girard tient à rappeler que la spécificité de la commune, seule grande ville de la métropole à continuer de proposer un stationnement gratuit, est le fruit d’une volonté politique. Depuis toujours, la municipalité a fait le choix de ne pas pénaliser ses habitants ni ses commerçants, dont l’activité pourrait avoir à pâtir de la mise en place d’un système de stationnement payant.
… mais des voitures qui ne bougent pas assez
Revers de la médaille de cette position qui se veut vertueuse, l’activité commerciale dans certains quartiers souffre d’un manque de rotation sur les places de stationnement. Car qui dit stationnement non réglementé dit souvent stationnement qui s’éternise. Ici et là face aux vitrines, le phénomène des voitures ventouses suscite l’agacement chez nombre de commerçants qui, ces derniers mois, ont exprimé leur lassitude à Lionel Baptiste, conseiller municipal délégué au commerce et à l’artisanat.

3

Une réflexion avec les commerçants pour avancer

Avec Maryvonne Girard, première adjointe en charge de la sécurité, l’élu au commerce a mené ces derniers mois une réflexion en lien avec l’Union des commerçants. Le but : recenser précisément les besoins, quartier par quartier, et trouver la bonne jauge du nombre de places de stationnement à réserver aux futures zones bleues pour instaurer un turn-over efficace, sans pénaliser les riverains. À l’image de ce qui existe depuis 2012 boulevard de Valmy devant les commerces situés du côté du Flunch. Là, une soixantaine de places en zone bleue ont amené, depuis cinq ans, un vrai dynamisme à ce secteur. C’est cet exemple que la municipalité aimerait reproduire un peu partout dans la ville.

4

Sept nouvelles zones bleues

Courant juin, sept zones bleues feront leur apparition dans plusieurs quartiers. Ce sera le cas à Flers-Breucq, à la Cousinerie, quartier Château, à Ascq et enfin dans le quartier de l’Hôtel-de-Ville en trois endroits distincts. Un déploiement qui pourrait évoluer dans le temps avec l’instauration de nouvelles zones bleues dans d’autres quartiers de la ville, comme à Flers-Bourg pour lequel la réflexion se poursuit assure la municipalité. Mais avant, la ville entend évaluer l’efficacité du nouveau dispositif, probablement au terme d’une année de fonctionnement. «  Nous savons que dans certains quartiers, c’est une question de survie pour certains commerçants. Mais il faudra que ces zones montrent qu’elles sont bien garantes de dynamisme  », explique Lionel Baptiste. Les vertus du dispositif dépendront surtout du respect du principe de ces zones bleues, qui sera vérifié en permanence par les ASVP de la ville dont les rangs se renforceront de six agents.

Les secteurs qui passent en zone bleue

En zone bleue, le stationnement est limité à 1 h 30.

– Flers-Breucq : 14 places de stationnement passent en zone bleue, soit 8 places face à la mairie de quartier et six places face aux commerces.

– Cousinerie : 16 places de stationnement, situées sur les latérales de la rue du 8-Mai-1945, face aux commerces.

– Château : 6 places dont l’emplacement reste encore à définir.

– Ascq : 12 places de stationnement, soit 8 places sur le parking face à la pharmacie et à la maison de la presse, et 4 places rue Baratte face au fleuriste.

– Hôtel-de-Ville : 80 places de stationnement passent en zone bleue, soit 30 places boulevard de Valmy, du côté de La Halle aux chaussures et de Boulanger, 40 places rue Vermeer sur le parking situé côté église, et 10 places boulevard Van-Gogh face à l’ancienne Poste, à proximité de La Rose des Vents.

– Le principe : les automobilistes doivent poser sur le tableau de bord un disque bleu (fourni dans les mairies de quartier et à l’hôtel de ville) sur lequel est indiquée l’heure d’arrivée. Le stationnement est limité à une heure trente. L’amende est de 17€.

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/le-stationnement-reste-gratuit-mais-des-zones-bleues-seront-deployees-dans-la-ville-des-juin/

25 millions d’euros pour moderniser le centre commercial V2

Alors que le centre commercial est partie prenante dans la profonde mutation que va connaître le quartier d’ici 10 ans, il s’apprête à investir 25 millions d’euros pour moderniser ses parties communes. En attendant d’autres (probables) évolutions. Confirmation dans les prochaines semaines.

25 millions d’euros : c’est le coût d’un nouveau collège. C’est aussi un peu moins du tiers de ce que les collectivités publiques vont mettre pour fluidifier le quartier Hôtel-de-Ville, l’ouvrir davantage à ses abords, mieux l’innerver, pour en faire enfin le centre-ville que Villeneuve-d’Ascq n’a toujours pas. Si V2 est partenaire de ce vaste projet, appelé « Grand Angle », son programme à 25 millions d’euros n’entre pas dans ce cadre.

Des sols aux plafonds

Il s’agit de moderniser sans attendre la galerie marchande qui dessert Auchan et près de 140 boutiques et restaurants, pour ne pas souffrir la comparaison avec les centres commerciaux plus récents, notamment Euralille. Cet investissement permettra de changer les sols, les murs, les plafonds, mais aussi les garde-corps des trémies du centre, les espaces dédiés à l’accueil, à l’animation et au repos, ainsi que la signalétique.

Les travaux démarreront cet été et dureront un an

En lien avec la ville et la Métropole européenne de Lille (MEL), le projet est mené par les copropriétaires du centre commercial que sont Auchan, Flunch, et Unibail-Rodamco, l’un des plus importants groupes européens d’immobilier commercial (mais pas que), avec plus de 70 galeries dans les plus grandes métropoles. Ce trio a choisi pour prestataire le groupe villeneuvois Projex Ingenierie, qui a construit le Heron Parc, l’autre centre commercial de la ville. C’est aussi lui qui est à la manœuvre pour le projet Swam, premier rejeton d’Euralille 3000 (11 700 m² de commerces, bureaux, un restaurant panoramique et un hôtel d’ici 2018), et le centre commercial Lillenium, à Lille-Sud, attendu pour 2019. Soixante-quinze emplois seront créés au pic de l’activité.

Les travaux démarreront cet été et dureront un an, afin de limiter l’impact sur l’activité de V2, qui accueille chaque année près de 12 millions de visiteurs. Il a été le plus gros centre commercial au nord de Paris, à sa création en novembre 1977. Pour passer le cap de la quarantaine, il ne faut pas se laisser aller.

En chiffres

40

C’est l’âge de V2. Ce qui était alors le plus important centre au nord de Paris a été inauguré en novembre 1977.

11, 4 millions

C’est le nombre total de visiteurs enregistrés en 2016.

57 100

En mètres carrés, pour l’ensemble du centre, la surface totale « GLA », acronyme anglais de « gross leasing area » pour surface commerciale utile. Unibail-Rodamco ne nous a pas communiqué la superficie des parties communes.

25

En millions d’euros, le coût de la modernisation de la galerie, qui sera lancé cet été, et pour un an.

149

Le nombre d’enseignes, boutiques, restaurants et pauses gourmandes confondues.

Auchan recentré sur un seul niveau?

Auchan confirme que le projet de recentrer l’hyper sur un seul niveau est à l’étude. Mais rien de finalisé.

Comme son concurrent Carrefour à Euralille, le groupe Mulliez va-t-il décider de ramener à un seul niveau son hypermarché de V2 ? L’information circule depuis un bon moment… La direction de l’hyper en parle du bout des lèvres, mais rien d’officiel, pour l’instant. Toutes les boutiques au rez-de-chaussée, Auchan au niveau 0 : «  C’est ce qu’ils ont demandé, et nous sommes d’accord  », confirme Gérard Caudron, précisant que les copropriétaires de V2 ne sont pas propriétaires des terrains sur lequel le centre a été construit. Mais le maire y met une condition : «  Qu’on nous assure que la dynamique sera maintenue, pour la viabilité des enseignes de la galerie. Cela dit, pour voir ce projet aboutir, il y a des paramètres que nous, collectivités, ne maîtrisons pas. Et cela dépend aussi de la stratégie du groupe.  »

Une rue couverte traversante

Autre évolution notable dans les cartons pour V2 : la transformation de la galerie en une « rue » couverte, pour relier le sud et le nord du quartier Hôtel-de-Ville. «  Nous ne souhaitons pas qu’elle soit accessible 24 h/ 24, mais en tout cas plus qu’elle ne l’est aujourd’hui, poursuit Gérard Caudron. Nous sommes en discussion avec les différents partenaires depuis deux ans, dans le cadre de la mutation du quartier. Celle-ci passe aussi par un investissement d’Unibail-Rodamco, aux dernières nouvelles, de l’ordre de 100 millions d’euros. Mais là encore, rien n’est finalisé. Ça pourrait l’être dans les semaines qui viennent.  »

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/25-millions-deuros-pour-moderniser-le-centre-commercial-v2/

Futur centre-ville : le vaste chantier de huit ans démarrera cet été

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/futur-centre-ville-le-vaste-chantier-de-huit-ans-demarrera-cet-ete/

Ouverture le dimanche matin : bras de fer inédit entre le maire et Auchan

La tension monte entre le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, et la direction du magasin Auchan. Le maire ne veut pas d’une ouverture de l’hypermarché le dimanche matin, comme la loi l’autorise. Il fait pression en menaçant de supprimer les dimanches d’ouverture exceptionnelle.
 La guerre n’est pas déclarée mais la bataille a commencé entre Damien Carême et Auchan.

Ça pourrait être encore l’histoire du pot de terre contre le pot de fer, celle d’un maire démuni et sans solution face à l’ogre de la grande distribution. Eh bien pas cette fois. C’est du moins ce que laisse présager le discours et bientôt les actes du maire de Grande-Synthe, Damien Carême : «  Si Auchan persiste dans son projet d’ouvrir tous les dimanches matin comme la loi l’y autorise, je n’hésiterai pas à lui reprendre les huit jours d’ouverture par an que nous lui accordons !  »

« L’ouverture d’Auchan tous les dimanches matin va faire du tort aux supérettes du centre-ville »

 Car si pour une éventuelle ouverture de l’hypermarché le dimanche matin, la loi s’impose à Damien Carême, il a toujours dans sa manche la carte « des dimanches du maire », née de la loi Macron, qui autorise jusqu’à douze ouvertures dominicales pour les zones commerciales.

Le maire va jusqu’à brandir la menace d’un arrêté municipal, pour réduire à néant ces dimanches spéciaux (huit à Grande-Synthe actuellement). «  Si Auchan joue à ça, je n’hésiterai pas.  » Est-ce là une forme de chantage ? « Non, se défend le maire, mais l’ouverture d’Auchan tous les dimanches matin va faire du tort aux supérettes du centre-ville.  »

« Les dimanches du maire » en embuscade !

Du côté d’Auchan, on n’en fait pas tout à fait la même interprétation. «  J e peux comprendre sa réflexion sur le commerce de proximité mais nous aussi, nous sommes confrontés à la concurrence, explique Thierry Fuentes, le directeur de l’hypermarché. Grand Frais à Coudekerque-Branche est ouvert le dimanche matin, Carrefour Saint-Pol a aussi un projet en ce sens. Si je ne réagissais pas, je ne ferais pas mon travail.  »

Et même si le maire n’a pas de pouvoir sur les ouvertures du dimanche matin, «  l ’autorisation des dimanches exceptionnels est de son ressort, reconnaît Thierry Fuentes, qui tentera de discuter avec la ville. Je ne souhaite pas entrer en conflit avec le maire mais s’il met à exécution cette menace, j’aviserai. Je vais me renseigner sur des recours possibles. S’il y en a, je les utiliserai.  »

Auchan Grande-Synthe aimerait ouvrir le dimanche matin à partir de février.
Auchan Grande-Synthe aimerait ouvrir le dimanche matin à partir de février.

Le bras de fer entre Auchan et le maire de Grande-Synthe est donc engagé. « La zone commerciale d’Auchan pèse 1 200 emplois. Nous refuser les huit ouver tures exceptionnelles pourrait avoir un impact sur l’économie locale  », avertit déjà Thierry Fuentes.

> Ouvertures le dimanche matin

Carrefour Saint-Pol-sur-Mer prévoit d’ouvrir le dimanche matin en 2017. « C’est en discussion avec les partenaires sociaux  », selon Carrefour France. Le 3 décembre, 13 % du personnel avait débrayé pour protester contre le projet.

À Auchan Grande-Synthe, «  c’est en projet pour février 2017. La réflexion va commencer avec les partenaires sociaux  », explique la direction. À Cora Coudekerque et Leclerc Quaëdypre, les directions, contactées à plusieurs reprises, n’étaient pas joignables.

Aux alentours  : Auchan Calais ouvre le dimanche matin depuis juin.

> Ce que dit la loi

Les enseignes à dominante alimentaire ont depuis longtemps la possibilité d’ouvrir le dimanche matin. Rien à voir avec la loi Macron qui, depuis 2015, autorise les maires à accorder jusqu’à 12 dimanches par an d’ouverture exceptionnelle, toute la journée.

Vive le petit commerce, mais…

Lors du conseil municipal, mardi soir, l’élu d’opposition Féthi Riah s’est étonné de la fermeté du maire sur l’ouverture de l’hypermarché Auchan tous les dimanches matin (prévu pour février 2017). Féthi Riah, qui remet toujours en cause les conditions de vente des terrains municipaux du Puythouck à Immochan pour l’extension de la zone commerciale, estime que Damien Carême cultive «  l’art de la contradiction. Il se dit de gauche et il fait tout pour Auchan, pour les grandes enseignes et rien pour le petit commerce  ».

Damien Carême s’en défend : «  Je n’en démordrai pas, je préfère voir se développer l’activité commerciale à Grande-Synthe, sur un pôle existant qui va générer 250 à 300 emplois supplémentaires, plutôt qu’ailleurs.  » Mais pour l’opposition, rien n’y fait : l’extension de la zone commerciale ne va pas arranger les affaires du petit commerce, dont Damien Carême s’érige en défenseur face à Auchan dans le cadre de l’ouverture de l’hypermarché le dimanche matin.

«  Les gens n’ont pas d’autres choix que les centres commerciaux. En ville, il n’y a pas grand-chose à faire, tacle l’élue d’opposition Selima Chabab. Il faut de l’animation dans le centre-ville. Ce sont les fêtes et c’est triste ! À Gravelines et Dunkerque, les marchés de Noël durent des semaines, nous, c’est deux jours !  » L’opposition encourage la mairie à donner un pouce de pouce à la création d’une union commerciale. «  On ne peut pas le faire à la place des commerçants  », rétorque le maire.

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/ouverture-le-dimanche-matin-bras-de-fer-inedit-entre-le-maire-et-auchan/

Auchan V2 ouvre la brèche : la bataille des hypers le dimanche matin lancée ?

Dès le 22 janvier, Auchan V2 ouvrira ses portes chaque dimanche matin. Une initiative pour l’heure isolée dans la métropole lilloise, où l’on compte l’une des plus grandes concentrations d’hypermarchés de France, mais qui pourrait faire tache d’huile pour répondre à la chute de chiffre d’affaires de ces mastodontes.

Le magasin de Villeneuve-d’Ascq mise sur l’ouverture le dimanche pour compenser la baisse du chiffre d’affaires.

Le magasin de Villeneuve-d’Ascq mise sur l’ouverture le dimanche pour compenser la baisse du chiffre d’affaires.

Dossier classé sensible au sein des états majors des groupes de distribution, l’ouverture du dimanche matin occupe tous les esprits ces derniers jours dans la métropole. La semaine dernière, le directeur de l’hypermarché Auchan Villeneuve-d’Ascq a annoncé qu’il allait ouvrir chaque dimanche matin à compter du 22 janvier, rompant avec les pratiques en vigueur dans la grande distribution. Jusqu’alors cantonné aux petites et moyennes surfaces, plus souples et moins coûteuses à ouvrir un jour où la loi impose que les salaires soient majorés pour les magasins de plus de 400 m2, le créneau du dimanche matin s’est mué au fil du temps en un enjeu économique qui remet en cause les stratégies. Au moins chez Auchan : après une phase de test, une trentaine d’hypers du groupe ont franchi le pas en France.

Auchan V2,Auchan V2 est le premier dans la métropole à se lancer dans cette bataille destinée à reconquérir du chiffre d’affaires.

600 salariés, 14 600 m2 de surface commerciale, septième hypermarché de la région en chiffre d’affaires, est le premier dans la métropole lilloise à se lancer dans cette nouvelle bataille destinée à reconquérir du chiffre d’affaires que le changement des habitudes de consommation a émietté. En contrepartie du succès toujours croissant des drives et des moyennes surfaces ouvertes le dimanche matin, les profits des mastodontes de la distribution ouverts jusqu’au samedi soir ont en effet chuté de façon spectaculaire.

L’hypermarché villeneuvois sera le premier de plus de 10 000m2 à s’engager dans cette bataille des courses du dimanche matin. Autant dire que l’initiative sera observée avec attention par les autres qui, pour le moment, regardent en prenant soin de ne pas trop commenter la démarche. Mais elle pourrait vite être copiée en cas de succès probant.

«  Que je sache, ce n’est pas à l’ordre du jour chez nous, mais on prend l’information avec sérieux et on verra s’il faut apporter une réponse  », se méfie-t-on chez Cora à Villeneuve-d’Ascq, quand chez Carrefour, autre concurrent direct d’Auchan V2 avec ces hypers de Wasquehal et Euralille, on observe un parfait mutisme. Chez les petits camarades à la tête d’un Auchan, on sent une légère gêne à évoquer le sujet.

À Leers, on assure que «  chacun fait ce qu’il veut, ce n’est pas une directive de groupe. Villeneuve-d’Ascq a choisi de partir dans cette voie, ce n’est pas d’actualité chez nous. » À Faches-Thumesnil, on assure qu’on ne peut pas évoquer le sujet, mais que ce genre de questionnement fait partie de l’actualité de tout hyper. «  Il ne faut pas se leurrer, ils le feront tous  », assure la déléguée CFTC d’Auchan V2. Propos partagés par Guy Laplatine, délégué central CFDT chez Auchan. «  Ça se généralise un peu partout en ce qui concerne Auchan. Les autres ouvriront à leur tour  », prédit-il.

Que dit la loi?

Les entreprises du secteur de l’hôtellerie-restauration, de l’artisanat alimentaire et du commerce alimentaire de détail sont soumises aux dérogations permanentes de droit en ce qui concerne l’ouverture des commerces le dimanche. Une ouverture toute la journée du dimanche est possible pour les entreprises de l’hôtellerie-restauration et pour les entreprises fabriquant des produits alimentaires destinés à la consommation immédiate (boulangerie, pâtisserie…). Pour les commerces alimentaires de détail (boucherie, charcuterie, épicerie, primeur, fromagerie…) dont relèvent également les enseignes de la grande distribution à condition qu’elles tirent au moins 50 % de leur chiffre d’affaires de l’alimentaire, une ouverture est possible jusqu’à 13 h le dimanche. La loi Macron a majoré de 30 % la rémunération des salariés travaillant le dimanche matin dans les commerces alimentaires de plus de 400 m2.

«Il fallait qu’on réagisse»

Après Béthune et Valenciennes, Auchan Villeneuve-d’Ascq a choisi de prolonger son ouverture de la semaine jusqu’au dimanche midi. Une réponse au contexte économique, assure le directeur de l’hyper villeneuvois, autant qu’à l’évolution des habitudes de consommation. « Dans un contexte concurrentiel fort, de plus en plus de gens se dirigent vers les supermarchés ouverts le dimanche matin pour faire leurs courses. Nous nous devions de répondre à cette attente  », argumente Hervé Wallaert qui, comme tous les autres directeurs d’hyper, a vu son chiffre d’affaires reculer ces dernières années, passant de 195,8 M € en 2008 à 165,7 M € l’an dernier. Une baisse de plus de 15 % auquel le directeur d’Auchan V2 estime qu’il fallait apporter une réponse. «  Les problématiques économiques du moment font qu’il fallait qu’on réagisse. » L’ouverture ces derniers mois d’une trentaine d’hypers du groupe en France a servi de base à sa réflexion. «  Nous avons un historique, on sait qu’en ouvrant à notre tour le dimanche matin, on s’y retrouvera. Ce qui n’est pas vrai pour tout le monde. Certains n’ont aucun intérêt à le faire. Mais à Villeneuve-d’Ascq, nous avons un gros cœur de cible et des problèmes d’accessibilité en semaine à cause de la circulation. Le dimanche, nous proposerons un autre confort à nos clients », assure Hervé Wallaert.

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/auchan-v2-ouvre-la-breche-la-bataille-des-hypers-le-dimanche-matin-lancee/

Un trafic de stups démantelé dans le quartier Pont-de-Bois

Deux kilos et demi de résine et d’herbe de cannabis, 1 200 euros en liquide, une arme de poing 8 mm (à grenailles) et une balance de précision saisis. Bonne pioche pour les policiers de Villeneuve-d’Ascq qui ont mené une opération mardi, allée Charlie-Parker, dans le quartier du Pont-de-Bois.

Bonne pioche pour les policiers qui ont mené une opération mardi, allée Charlie-Parker, dans le quartier du Pont-de-Bois.

Bonne pioche pour les policiers qui ont mené une opération mardi, allée Charlie-Parker, dans le quartier du Pont-de-Bois.

Une dizaine de policiers participaient à l’opération. Ils n’étaient pas là par hasard. Ce secteur proche des universités est très fréquenté par les consommateurs. Dans un premier temps, deux jeunes gens d’une vingtaine d’années ont été interpellés dans un appartement.

Ils étaient en possession d’un sachet contenant plusieurs doses de stupéfiants. En perquisitionnant, les enquêteurs ont réussi à mettre la main sur les deux kilos et demi-disséminés dans différentes caches, dans les cages d’escalier et aux alentours de l’immeuble.

Une base opérationnelle

Le squat constituait une base opérationnelle de ce réseau. Là où étaient confectionnées et vendues les doses. Les deux jeunes trafiquants ont été placés en garde à vue. Celle-ci a été prolongée à l’hôtel de police de Lille, où les jeunes gens ont été entendus par les policiers de la Sûreté urbaine.

Un troisième larron manquait à l’appel. Il a été interpellé ce vendredi. Les trois jeunes gens ont été présentés au parquet ce vendredi après-midi et ont fait l’objet d’une comparution immédiate.

Lien Permanent pour cet article : https://ara.egrouper.com/un-trafic-de-stups-demantele-dans-le-quartier-pont-de-bois/