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décembre 2019 archives

L’association Résidence Allende de Villeneuve-d’Ascq met la SIA en justice pour des factures en hausse

Les responsables de l’Association Résidence Allende (ARA) épinglent le bailleur SIA pour une augmentation de charges injustifiée selon eux. Ils demandent des explications et la remise des sommes demandées.

Au fond, le président de l’ARA, Bernard Caignet, à droite, le vice-président, Claude Dangremont, et à gauche, Marie-France Caron, la trésorière.

Au fond, le président de l’ARA, Bernard Caignet, à droite, le vice-président, Claude Dangremont, et à gauche, Marie-France Caron, la trésorière.

La veille sur la régularisation des charges est un travail essentiel pour les associations de défense des locataires. Et les bailleurs ont obligation d’adresser aux habitants le décompte annuel des charges récupérables et leur répartition. Ils doivent également être en mesure de justifier les montants réclamés si l’occupant leur demande.L’Association Résidence Allende (ARA) a agi de cette manière récemment en demandant à la SIA des explications sur une hausse des factures d’eau et de chauffage pour l’année 2018.

Pour l’eau, le bailleur réclame 12 635,17€. « La résidence consomme en moyenne 900 m3 d’eau, mais ce que réclame la SIA équivaut à 3 273,31 m3 , indique Bernard Caignet, le président de l’ARA. On leur a demandé une explication, mais ils ne savent pas justifier cette augmentation ! Il y a eu 109 interventions sur des radiateurs en 2018. Ils ont posé des répartiteurs sur des équipements qui dataient de 1983. Et il y a eu de grosses fuites. »

Sur le chauffage collectif, SIA réclame 10 000 € de facture, soit une hausse de 11 %. « SIA dit que c’est parce qu’il a fait plus froid, mais nous avons relevé les ratios de température de l’hiver dernier sur le site de Météo France et ce n’est pas vrai », indique le vice-président de l’ARA, Claude Dangremont. Bernard Caignet ajoute : « Le bailleur dit également que c’est à cause de la hausse des tarifs de l’énergie, mais ils n’ont pas augmenté de 11 %. En plus, la saison de chauffe a été catastrophique. Le chauffage n’a pas été relancé en octobre. Il faisait 15 degrés dans certains appartements. Des thermostats ne fonctionnaient pas. Comme pour l’eau, nous demandons la remise de cette hausse. »

Les bénévoles pointent également des changements d’interphones toujours en cours, une facture d’entretien des parties communes également en augmentation et la volonté de la SIA d’imposer aux nouveaux locataires sa propre assurance habitation.

Devant ces problèmes et en l’absence de réponse claire du bailleur, l’ARA a décidé, le 28 novembre, d’aller en justice. « On ne veut pas la guerre, précise le président. On ne veut pas que les habitants ne payent pas pour des services non-rendus. Nous dialoguons avec la SIA, mais nous n’avons pas toutes les informations. Et ils font des promesses qui sont longues à se concrétiser. »

La SIA accède, en partie, aux demandes de l’ARA

Le dialogue n’a jamais été rompu entre l’ARA et la SIA. Aussi, le bailleur a décidé d’accéder à la requête de l’association sur la facture de l’eau. Un geste commercial est réalisé et la SIA ne va facturer qu’une dépense de 900 m3, comme l’ont demandé les responsables de l’ARA. Cela équivaut à une remise de 9 000 €.

Par contre, le bailleur n’est pas revenu sur la hausse des charges de chauffage de 11 %. La direction maintient ses explications notamment la hausse du prix de l’énergie de 8 % et la vague de froid de l’hiver dernier qui ont fait augmenté la consommation de 3 %. « Toutefois, dans les prochains jours, nous allons mener une étude au cas par cas, explique-t-on à la direction du bailleur. Car certains locataires n’ont pas eu de chauffage pendant un certain temps l’hiver dernier. Certains radiateurs ont mal fonctionné. Ils n’auront pas d’augmentation de 11 %. »

Sur la hausse des charges d’entretien des parties communes, la SIA explique avoir mis en place, depuis janvier 2018, « un gestionnaire de secteur pour être plus proche des locataires et plus réactif ». Avant, il y avait un gestionnaire pour 6 000 logements, aujourd’hui il y en a un pour 1 000 et son salaire doit être pris en charge par les habitants.

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Les riverains de l’hôtel de ville veulent une redynamisation commerciale du secteur

Et si la mise en œuvre du projet Grand Angle à Villeneuve-d’Ascq permettait de dynamiser le commerce le long de la chaussée de l’hôtel de ville ? C’est le souhait exprimé par l’association ARA (association des résidences Allende).

Les travaux doivent durer jusqu’à fin février, au moins, dans la chaussée de l’Hôtel-de-ville.

Les travaux doivent durer jusqu’à fin février, au moins, dans la chaussée de l’Hôtel-de-ville.

La chaussée de l’Hôtel-de-ville est idéalement située au cœur de Villeneuve-d’Ascq, à proximité des commerces et des services publics… Mais ses habitants s’inquiètent, alors que le secteur est plongé depuis plusieurs mois dans le vaste chantier Grand Angle qui doit redessiner les usages urbains du centre-ville : « On n’a pas une démarche contre le projet Grand Angle, mais on veut l’enrichir de nos idées », précise Bernard Caignet, président de l’ARA (association résidence Allende). « En clair, on souhaite que ça profite au quartier et pas forcément à V2 ».

Le président de l’association voit ainsi avec inquiétude les commerces de la chaussée de l’Hôtel-de-ville souffrir des travaux qui doivent encore durer jusqu’au mois de février : « Les restaurants souffrent aussi, et les commerçants de la chaussée ne font pas partie de l’union commerciale, il faut donc que nous les soutenions auprès de la municipalité ». Dans l’attente d’un plan de relance du petit commerce dans le secteur, Bernard Caignet pointe trois priorités : une maison médicale, une boucherie et un marché bien situé. Quel que soit le résultat de ses demandes, il ne pourra être mis en place qu’après la fin des travaux d’aménagement de la chaussée… et après les élections municipales.

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