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février 2016 archive

Villeneuve-d’Ascq: il ne restera bientôt plus rien du collège Léon-Blum

Vide de tout occupant depuis juin 2014, l’emblématique collège du Pont-de-Bois subit les assauts des démolisseurs depuis une quinzaine de jours. Le bâtiment, le parking, les arbres… Tout doit disparaître pour faire place nette et laisser Partenord y construire une centaine de logements.

En juin 2014, à l’initiative d’une enseignante et d’une ancienne élève, une soirée « souvenirs, souvenirs » avait été organisée dans l’enceinte du collège, juste avant qu’il ne ferme définitivement ses portes. Une cinquantaine d’anciens élèves un brin nostalgiques s’y étaient retrouvés. Mais cette fois, c’est fini et bien fini !

L’ensemble du chantier de démolition a été confié à la société Midavaine. Une dizaine d’hommes s’y emploie. Ils ont commencé par détruire une partie de la passerelle qui passe au dessus de l’avenue du Pont-de-Bois, trait d’union avec Hôtel-de-Ville. Les piétons qui viennent de là doivent temporairement descendre et traverser l’avenue, ce qui n’est pas commode, car les véhicules ont tendance à rouler vite sur cette portion en ligne droite. La prudence s’impose. Mais ces petits désagréments ne vont pas durer : la passerelle sera reconduite à l’identique à la fin du mois. C’est cette fois, la société Bouygues qui va s’en charger.

Après la passerelle, Midavaine a détruit la partie du bâtiment qui donne sur l’avenue. Aujourd hui, il n’y a plus qu’une vaste esplanade de terre. Mais l’entreprise a dû attendre les vacances pour attaquer le bâtiment qui jouxte le groupe scolaire Claude-Bernard, par mesure de sécurité. C’était le seul endroit sensible du chantier, car si le Pon-de-Bois est un quartier particulièrement enclavé, le collège, lui, n’a pas d’autre voisin direct. Une chance pour les démolisseurs.

Midavaine a eu tout de même un autre point délicat à mener : le désamiantage, en plusieurs endroits de l’établissement, notamment dans la zone réfectoire. L’amiante était profondément enfouie dans le sous-sol, les demi-pensionnaires ne couraient donc aucun danger. Mais ce sont les démolisseurs qui courent des risques. Enfin, aujourd’hui, ce type de chantier est strictement encadré et répond à des normes très précises (combinaisons spéciales, douches obligatoires, etc).

Pour l’heure, Midavaine n’a utilisé que des engins de chantier classique, du type pelle mécanique équipée d’un bras sectionneur. Mais hier, elle a mis en place le bras de démolition de 18 mètres de haut, qui va grignoter le bâtiment de trois niveaux par le haut, dès ce matin. Une opération assez spectaculaire.

Bâtiment, parking attenant, arbres… Tout ce qui se trouve à l’intérieur des barrières de délimitation du chantier va être détruit ou supprimé. Le site de près de 12 700 m2 sera complètement remis à nu si tout va bien pour la mi-avril.

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Villeneuve-d’Ascq : le président de l’association résidence Allende tend la main aux locataires de la résidence ICF Habitat

Réunis dans le hall d’entrée, des locataires de la résidence ICF, boulevard Van-Gogh, sont venus écouter les propositions du président de l’ARA, Bernard Caignet, qui souhaite leur venir en aide face à un bailleur « irrespectueux ».

Dans le désarroi depuis plusieurs semaines, les habitants des 97 logements de l’immeuble font face à un propriétaire, le bailleur ICF Habitat, refusant de réaliser les travaux de réhabilitation, pourtant promis aux locataires, et qui devaient être effectifs à partir de cette année.

Une expertise et une aide bienvenues

Sur sollicitation du maire, Gérard Caudron, le président de l’ARA a organisé une rencontre avec les habitants le 28 janvier lui permettant de dresser un premier bilan de la situation. «Lors de cette rencontre, j’ai ressenti qu’il y avait beaucoup de choses qui n’allaient pas dans votre immeuble – les accès aux entrées, les problèmes d’interphone, l’absence de bloc autonome (la signalétique des issues de secours), une mauvaise isolation – mais que vous ne disposiez d’aucune structure pour vous venir en aide », note Bernard Caignet.

Se faisant, le coordinateur du quartier Hôtel-de-Ville / Pont-de-Bois propose de « créer une commission composée d’habitants de la résidence, sous le contrôle de l’ARA. » C’est une structure légale qui doit représenter au minimum 10 % des habitants de la résidence pour être reconnu par le bailleur, et dont l’objectif est de défendre les droits des locataires. « On ne vous respecte pas et cela doit cesser », s’insurge Bernard Caignet promettant qu’il «(fera) tout pour remettre en route ce qu’il manque aux habitants de l’immeuble. »

Premier espoir, la commission d’hygiène et de sécurité de la Ville est venue la semaine passée. Bernard Caignet et les locataires attendent désormais les conclusions du rapport.

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Une expertise et une aide bienvenues

Une expertise et une aide bienvenues

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Sur sollicitation du maire, Gérard Caudron, le président de l’ARA a organisé une rencontre avec les habitants le 28 janvier lui permettant de dresser un premier bilan de la situation. « Lors de cette rencontre, j’ai ressenti qu’il y avait beaucoup de choses qui n’allaient pas dans votre immeuble
– les accès aux entrées, les problèmes d’interphone, l’absence de bloc autonome (la signalétique des issues de secours), une mauvaise isolation
– mais que vous ne disposiez d’aucune structure pour vous venir en aide », note Bernard Caignet.
Se faisant, le président de l’ARA propose de « créer une commission composée d’habitants de la résidence, sous le contrôle de l’ARA. » C’est une structure légale qui doit représenter au minimum 10 % des habitants de la résidence pour être reconnu par le bailleur, et dont l’objectif est de défendre les droits des locataires. « On ne vous respecte pas et cela doit cesser », s’insurge Bernard Caignet promettant qu’il « (fera) tout pour remettre en route ce qu’il manque aux habitants de l’immeuble. »
Le bureau de L’ARA avec Claude Dengremont et François Lepoutre

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