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février 2014 archive

Villeneuve-d’Ascq: Comme leurs maisons prennent l’eau, des locataires des Prés en guerre contre Logis Métropole

Publié le 24/02/2014 Par Hélène Millard

Dans certaines maisons, les murs ont commencé à pourrir. Dans d’autres, il pleut carrément. Les locataires du parc Logis Métropole du quartier des Prés sont confrontés depuis de nombreuses années à de sévères dégradations de leurs logements. Selon eux, le bailleur ne répond pas à leurs demandes de remise en état. À court de solutions, ils se sont regroupés pour faire valoir leurs droits.

À première vue, ces maisons construites en 1983 rue du Petit-Pont et rue Parmentier semblent plutôt agréables. Elles sont agrémentées de verrières laissant passer la lumière. Ce sont toutefois ces fenêtres qui posent problème. À l’origine fabriquées en bois, elles se sont dégradées et ont causé des infiltrations. Certaines d’entre elles ont été changées par des sociétés mandatées par Logis Métropole, mais l’eau pénètre toujours. Une situation qui peut vite devenir dangereuse. « Je fais de l’apnée du sommeil, alors je dors avec un appareil respiratoire, explique Jean-Luc Ernecq, un locataire. Il y a quelques mois, l’eau a coulé dans mon compteur électrique et l’a fait disjoncter. Heureusement, je me suis réveillé, mais j’aurais pu arrêter de respirer. »

Dans une autre maison, dès qu’il pleut, il faut poser des seaux pour que le salon ne soit pas inondé. Les désagréments sont également esthétiques, les infiltrations causant des taches d’humidité et des moisissures. De plus, pour changer les verrières, les ouvriers ont dû retirer les embellissements comme le papier peint ou les plinthes, sans que les locataires ne soient indemnisés pour leur remplacement. Chez Jean-Luc Ernecq, la porte de garage en bois, abîmée par les fuites d’eau, a été changée aux frais de Logis Métropole. Problème : il y a un espace d’au moins cinq centimètres entre celle-ci et le mur. Une voie d’accès aux yeux de potentiels cambrioleurs mais aussi une source majeure de déperdition de chaleur.

Logis Métropole assure chercher à régler le problème. « Nous sommes actuellement en litige avec les sociétés qui ont changé ces verrières, plaide Stéphane Vanasten, responsable du pôle relation client. Ce genre de procédure prend du temps. Mais s’il y a effectivement dégradations, nous les prendrons en charge. » Interrogé sur la difficulté des locataires à dialoguer avec Logis Métropole, il reconnaît des défauts de gestion : « Nous avions des permanences à Villeneuve-d’Ascq mais elles ont été rapatriées au siège, à La Madeleine, dans une centrale d’appel. Mais nous avons le projet de réaménager un point d’accueil une fois par semaine. »

Pour les locataires toutefois, pas question d’attendre. Ils ont décidé de faire appel à l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) afin d’être assistés dans leurs démarches et se faire entendre. « Jusqu’à présent, tout le monde tentait quelque chose dans son coin, sans résultat, remarque Francis Debril, locataire à l’origine de la rencontre avec CLCV. Ensemble nous aurons peut-être plus de chance. » L’association va donc examiner le dossier pour déterminer les recours possibles. « Nous rencontrons souvent ce type de litiges, se désole Arlette Haedens, vice-présidente CLCV pour Villeneuve-d’Ascq. Les sociétés d’HLM n’entretiennent plus leurs parcs de logement. C’est pourtant leur patrimoine ! »

Logis Métropole fait également valoir son intérêt à ne pas laisser les maisons se dégrader. « Nous avons même pris en charge le nettoyage des gouttières alors que ce n’est pas à nous de le faire, argumente Stéphane Vanesten. Nous ne restons pas laxistes face à ces problèmes, le nécessaire est fait. Mais les locataires ne doivent pas non plus oublier que certaines démarches d’entretien sont à leur charge. »

CLCV propose aux habitants du quartier des Prés de constituer un groupement de locataires et de nommer des représentants. « Nous allons reprendre à zéro et commencer par envoyer un courrier à Logis Métropole, propose Arlette Haedens. Si nécessaire, nous proposons l’assistance de juristes. Ce genre de litige va toutefois rarement jusqu’au tribunal. »

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Villeneuve-d’Ascq : pour les commerçants au pied du stade, le miracle économique promis tient plus du mirage !!

Publié le 15/02/2014

Par Cédric Gout

La semaine dernière, à quelques jours de décalage, Le Bar à pâtes et Le Métropole, deux commerces des Terrasses du stade Pierre-Mauroy, ont mis la clé sous la porte après un an d’activité. L’ambiance est au plus bas chez les commerçants qui travaillent au pied de ce qui devait être une locomotive économique et qui, finalement, est un frein à leur activité. Voire à l’activité de tout un secteur.

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Nous nous sommes fait l’écho (nos éditions des 6 et 7 février) des difficultés rencontrées par les commerçants qui travaillent à proximité du stade Pierre-Mauroy. Fermetures, parkings désertés par la clientèle les jours de matchs, chiffre d’affaires en berne, il n’y a que certains bars et restaurants qui tirent leur épingle du jeu. Et encore ! Les deux commerces qui viennent de fermer au pied du stade prouvent le contraire.

Pourtant, ils y croyaient. À l’image d’Adil Rami, l’ancien joueur du LOSC, qui avait ouvert un bar à pâtes en avril 2013. Il était fier de montrer son restaurant à la caméra de la télévision du LOSC. Christophe et Éric Deloor y ont cru aussi. Ils ont ouvert Le Métropole un bar, brasserie, loto, presse en novembre 2012, à quelques mètres du Bar à pâtes.

Un peu plus d’un an après l’ouverture, ils ont fermé. Entre les deux vitrines désormais éteintes, Stéphane Dewaele, tente de faire vivre son restaurant La Table (lire ci-dessous). À l’angle de l’immeuble, le patron de La Régie en veut à Michel Seydoux et à Eiffage.

Pour Mathieu Docquiert, « Eiffage est un bon constructeur, mais pas encore un bon communicant ». Mais c’est surtout au président du LOSC que le commerçant en veut : « Seydoux a des problèmes de millionnaire. Il a décidé tout seul de ne pas accueillir Lens au stade. Mais cela nous aurait donné une bouffée d’oxygène, cela aurait permis de maintenir des emplois. »

Car pour Mathieu Docquiert, la venue de Lens aurait maintenu l’activité promise : « On nous avait dit qu’il y aurait environ 45 événements par an. S’il y en a 27, c’est magnifique ! Si Lens ne vient pas, d’autres commerces vont fermer… Que les politiciens se bougent. Pour maintenir mon commerce, j’ai besoin de ces 18 matchs en plus. En dessous, je ne sais pas… »

Tous les commerçants que nous avons rencontrés critiquent la mauvaise signalétique – « Eiffage a mis de grands totems, mais on n’arrive pas à lire ce qui est écrit dessus et ils ne sont pas éclairés ! », « l’accès au parking souterrain est mal indiqué ! », l’impossibilité pour les clients de se garer devant les commerces alors qu’il y a largement de la place, les loyers élevés et, surtout, la promesse d’événements au stade qui n’a pas été tenue. Les commerçants ont le couteau sous la gorge et la plupart se demande s’ils tiendront un an de plus.

«Ils nous ont vendu du rêve!»

Stéphane Dewaele a ouvert La Table en novembre 2012. Il tient une autre affaire dans la région, un autre restaurant qui fonctionne très bien et le laisse penser qu’il est compétent. Mais depuis son installation au pied du stade, il a dû réduire l’effectif de La Table de moitié, passant à sept salariés. « Aujourd’hui, je commence à équilibrer mon budget parce que je commence à avoir une clientèle, indique-t-il. On a progressé par rapport au début, mais j’ai eu trop de pertes au départ. J’ai investi 770 000 € dans ce restaurant, parce qu’ils nous ont vendu du rêve, avec 50 événements par an et des animations… » En 2013, il a profité de Stars 80, pas du concert de Rihanna parce que le public est plus jeune que sa clientèle et il aurait pu profiter du concert de Depeche Mode parce qu’il avait 90 réservations…

Aujourd’hui, il voit que rien n’est fait pour favoriser le développement des commerces des Terrasses. « Je paye un loyer d’environ 10 000 € par mois, mais ce serait normal s’il y avait une bête de course ! Mais là, c’est plus un bidet… » Stéphane Dewaele critique lui aussi la mauvaise signalétique, notamment celle pour le parking souterrain gratuit pour les clients. « On nous fait payer le parking souterrain, à raison de 50 € par mois et par salarié. Les clients qui veulent accéder à ce parking ratent l’entrée la plupart du temps, parce que c’est mal indiqué. Eiffage a verrouillé le dépose-minute pour forcer les gens à aller au parking. Mais pourquoi nos clients ne pourraient-ils pas se garer devant nos commerces ? Il y a bien assez de place ! Il suffirait de baisser les plots et de les remonter les jours de matchs. »

Le restaurant de Stéphane Dewaele est désormais coincé entre deux commerces fermés (Le Métropole et le Bar à pâtes). Plus loin, au pied des deux hôtels de la zone, deux autres cellules commerciales attendent preneurs. Si selon la maxime, le client attire le client, il est clair que plus ça vient et moins les clients vont se presser dans les commerces des Terrasses du Stade.

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Accessibilité dans les transports : le rendez-vous manqué de 2015

Accessibilité dans les transports : le rendez-vous manqué de 2015

On sait déjà que la loi Handicap qui impose aux transports publics d’être 100% accessibles au 1er février 2015 ne sera pas respectée. A l’issue d’une concertation présidée par la sénatrice Claire-Lise Campion, de nouveaux délais vont être accordés : trois ans de plus pour les transports urbains, six ans pour les transports départementaux, neuf ans pour les trains. Les associations de personnes handicapées menacent d’attaquer au pénal [Un dossier spécial de 10 pages à télécharger, en accès payant].


Un bus accessible du réseau de Dijon. © Bernard Lachaud

Dix huit réunions entre octobre 2013 et janvier 2014, les élus, les opérateurs de transport et les associations de personnes handicapées se sont réunis sans relâche dans le cadre de la concertation nationale sur les Agendas programmés d’accessibilité (Ad’Ap).

Ce dispositif avait été imaginé par Claire-Lise Campion dans son rapport de mars 2013 et accepté par le gouvernement pour « enjamber 2015 (l’échéance fixée par la loi Handicap, ndlr) et poursuivre l’élan ». Soixante heures d’échanges pour avancer dans la mise en accessibilité des transports publics.

Malgré cela, et on le sait déjà, la date butoir fixée par la loi – 1er février 2015 – ne sera pas respectée. Du moins pas en totalité. Un an, c’est trop court pour rattraper le temps perdu. Si la plupart des collectivités locales ont adopté un Schéma directeur d’accessibilité (SDA), d’autres ont traîné et traînent encore les pieds. « Certaines autorités organisatrices de transport se sont dit que si elles résistaient un peu, elles pourraient mettre en place un transport spécifique. Ce n’est pas dit ouvertement, mais ça revient à ça. Nous ne sommes pas dupes », note Pascal Bureau, administrateur de l’Association des paralysés de France (APF).

Le constat est accablant. Dans l’urbain, sur un parc 16 252 autobus en circulation, 90% sont dotés de plancher bas, mais seulement 60% disposent d’annonce visuelle et sonore, de palette d’accès et d’un espace pour les fauteuils roulants.

Dans l’interurbain, c’est pire. Entre 15 et 20 % seulement des 47 500 autocars sont équipés. Par ailleurs, seulement 51% de plans de mise en accessibilité de la voirie et 62% des SDA ont été adoptés.

 

Retard à l’allumage

Selon les collectivités locales, ce retard s’explique par les difficultés techniques de mise en accessibilité et par son coût. Le Groupement des autorités responsables de transport (Gart) évalue à 35 000 le nombre de véhicules à mettre aux normes d’ici à 2015. A raison de 4 000 véhicules produits par an, cela va prendre du temps. Et coûté beaucoup d’argent. « Cette mise au norme représenterait une enveloppe financière de six milliards d’euros », précise le Gart.

De leur côté, les autocaristes qui réalisent des transports interurbains et scolaires déplorent un délai insuffisant : « Entre la promulgation de la loi en 2005, la parution du décret d’application en 2006 et l’arrêté spécifiant les caractéristiques techniques effectif en 2007, cela ne fait pas dix ans », calcule Eric Ritter, secrétaire général de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV).

 

3, 6, 9, … un nouveau bail

Pour sortir de ce dialogue de sourds, Claire-Lise Campion va, selon nos informations, proposer au premier ministre des délais de grâce pour la mise en œuvre des Ad’AP :

  • Le transport urbain bénéficierait d’une période supplémentaire de trois ans.
  • Le transport interurbain aurait pour sa part deux périodes d’au maximum trois ans pour se mettre en conformité.
  • Les transports ferroviaires disposeraient de neuf ans supplémentaires.

En clair, la mise en accessibilité serait programmée pour 2018, 2021 et 2024. Jean-Marc Ayrault prendra une ordonnance probablement à l’été 2014 qui fixera un nouvel arsenal réglementaire.

Mais d’ores et déjà, la FNTV et le Gart estiment que ces délais sont trop courts. Au Gart, si le conseil d’administration a approuvé le principe des Ad’Ap, les élus souhaitent « un temps d’adaptation plus long que la proposition faite d’une période de trois ans.

L’objectif est de permettre à toutes les autorités organisatrices de réussir l’accessibilité pour toutes les personnes en situation de handicap sur leur territoire dans un délai qu’elles sont capable de tenir ». La FNTV souhaiterait pour sa part disposer d’un délai supplémentaire de dix à douze ans.

En revanche, un consensus semble avoir été trouvé pour ne pas obliger les départements à rendre accessibles les milliers de points d’arrêts des transports scolaires souvent situés en zone rurale. La solution serait d’utiliser des arrêts amovibles qui ne seraient installés en début d’année scolaire qu’aux arrêts utilisés par des élèves handicapés.

Ça va finir au pénal ?

De leur côté, les associations de handicapés qui considèrent ces nouveaux délais comme « inacceptables » restent vigilantes. « Pour l’instant, rien n’est perdu, ni gagné. Nous savons bien qu’il y a des lobbies très puissants qui alertent le gouvernement pour l’informer qu’ils sont noyés sous 50 000 autres contraintes et que par conséquent, ils ne pourront pas avancer sur l’accessibilité. Nous allons nous aussi faire un travail de lobbying jusqu’au bout pour défendre les personnes en situation de handicap », assène Pascal Bureau.

Le représentant de l’APF se fait plus direct : « La loi de 2005 n’est pas abandonnée puisque l’ordonnance va prolonger cette législation. Les collectivités qui ne déposeront pas d’Ad’Ap – même si pour l’instant ce n’est pas obligatoire – ou qui n’avanceront pas dans le processus, seront directement attaquées au pénal ». Quelques batailles juridiques en perspective.

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L’accessibilité des villes aux handicapés demeure trop réduite

L’accessibilité des villes aux handicapés demeure trop réduite

Le Monde.fr avec AFP |

 Dans un centre d'accueil pour handicapés à Marseille, en septembre 2012.

Même si des progrès sont notables, le constat reste « accablant », avec à peine plus de la moitié des écoles et seulement 42 % des réseaux de bus accessibles aux près de dix millions de personnes concernées par le handicap en France, estime mardi 11 février l’Association des paralysés de France (APF) en publiant son cinquième baromètre annuel.

Les commerces de proximité ainsi que les cabinets médicaux et paramédicaux sont également loin du compte, alors que la loi de 2005 avait fixé l’objectif de rendre accessibles, d’ici à 2015, les bâtiments recevant du public et les transports.

Le gouvernement a reconnu en septembre que ces objectifs ne seraient pas atteints, et mené une concertation avec les acteurs publics et privés pour qu’ils s’engagent sur un calendrier de travaux (les « agendas d’accessibilité programmée »). L’APF craint cependant que ce dispositif n’entraîne « un délai supplémentaire inacceptable de trois à neuf ans ». Dans un communiqué, la ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a précisé que « ces agendas demanderont aux acteurs qui n’ont pas pu se mettre en conformité au 31 décembre 2014 de s’engager sur un calendrier précis et resserré de travaux d’accessibilité, avec des sanctions en cas de non-respect ».

Grenoble conserve la tête du classement avec une moyenne de 18,7/20, suivie de Nantes avec 18/20, tandis que Caen prend la 3e place avec 17,6/20. Aucune ville n’est sous la moyenne en 2013. En queue de peloton, on trouve Digne-les-Bains avec 10,2/20, précédée de peu par Alençon et Chaumont (10,3). Un total de 95 chefs-lieux départementaux de France métropolitaine ont répondu, Paris ne l’ayant pas souhaité. Sa note de 2012 (13,2/20) la place en 64e position du classement 2013. La note moyenne nationale n’a cessé de s’améliorer en cinq ans, passant de 10,6 en 2009 à 13,04 en 2012 et 14,14 en 2013.

« ENJEU PRIMORDIAL »

L’APF estime qu’un tel niveau, à quelques mois de l’échéance de 2015, est « un grave échec de la politique de mise en accessibilité de la France ». Elle demande que cet « enjeu primordial » soit inscrit dans les programmes des candidats aux élections municipales. Elle souligne qu’« un tiers des chefs-lieux départementaux n’ont même pas la moyenne pour l’accessibilité de leurs équipements municipaux », Quimper obtenant la plus mauvaise note dans ce domaine.

Certaines villes ont cependant connu « des évolutions significatives », reconnaît l’APF en louant le dynamisme de Poitiers et Mont-de-Marsan (+ 4,5 points de moyenne chacune), Dijon (+ 3,9), Nîmes (+ 3,6 points), Besançon (+ 2,9), Laval et Saint-Etienne (+ 2,7). Parmi les points positifs, elle note l’accessibilité des centres commerciaux ainsi que des progrès pour les bureaux de poste, et dans l’accès aux piscines et aux cinémas.

L’APF se concentre sur le handicap moteur et évalue les concepts suivants : « un cadre de vie adapté », « des équipements municipaux accessibles », « une politique locale volontariste », d’après des questionnaires remplis par les délégations départementales de l’APF et les mairies.

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Villeneuve-d’Ascq: le caviste du boulevard de Valmy tacle le Grand Stade !

Installée depuis plus de 25 ans boulevard de Valmy, face à V2, la Cave des Bastides a fermé définitivement le 15 janvier. Liquidation judiciaire, avec quatre licenciements à la clé. Spécialisée dans les vins français provenant uniquement de propriétaires récoltants, la boutique avait pourtant résisté pendant des décennies au mastodonte Auchan. Mais si la conjoncture et la concurrence n’sont pas étrangère à cette fermeture, le cogérant Hubert Delqueux attribue le fait qu’il ait bu la tasse d’abord au stade Pierre-Mauroy. Selon lui, il n’est pas le premier indépendant à trinquer… et ne sera pas le dernier.

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La Cave des Bastides était une institution pour les amateurs de bon cru. L’aventure avait démarré en 1972. Pendant cinq ans, la SARL la Croustade a aussi proposé du foi gras frais et des salaisons en gros. De 1977 à 1987, la boutique était installée au pied de l’immeuble Le Péricentre, rue des Victoires. Un choix stratégique : la première sortie de la VRU débouchait à cet endroit. À l’arrivée rue de Valmy, Hubert Delqueux travaillait déjà depuis quatre ans pour MM. Debrigode et Willaert, deux anciens charcutiers-traiteurs. Puis, u début des années 1990, le Mouchinois a progressivement repris la gérance, avec un autre salarié. Ils n’ont pas dévié de leur route principale : d’abord des vins de terroir, de caractère, uniquement français, « car avec les crus étrangers, on ne pouvait pas garantir une totale traçabilité ».

Quand le commerçant a entendu parler de l’arrivée du Grand Stade, il a ressenti une crainte, mais mesurée : après tout, des périodes sombres, il en avait déjà connues. Les travaux d’accessibilité l‘effrayaient, et de fait, au terme de l’année 201, il a connu une baisse de chiffres d’affaires de 15 %, dans la moyenne de ceux des enseignes du quartier (de – 10 à – 17 %).

Mais 2012 n’a pas été une année plus faste, car, de février à décembre, la Cave des Bastides a dû composer avec les travaux de réfection du boulevard, du parking en épis et des trottoirs face au magasin, avec, compris dans le kit, la suppression de places de stationnement. Difficultés d’accès pour ses clients, mais aussi pour ses fournisseurs… « D’accord, il fallait des travaux. Mais un carton de six bouteilles, ça fait 7 kg. les gens doivent être garés au plus près ! Cette année-là, j’ai fait moins 40 % par rapport à 2010 ».

Qu’à cela ne tienne, Hubert Delqueux et son associé se sont dits que 2013 ne pourrait être que mieux. Sauf que cette fois, ce sont les dispositions prises par la ville les jours d’événement au stade qui les ont touchés de plein fouet. En clair, l’installation de barrages filtrants à l’entrée des voies latérales. Le coup de grâce.

« Il y a des petits malins qui passent à travers. Ce système a perturbé mes clients les plus âgés, qui étaient nombreux. Et puis, j’ai perdu des clients belges, soit 20 % de ma clientèle, qui n’étaient pas au courant des jours de match ! Quand nous avions parlé de nos craintes, LMCU et la ville nous avaient dit qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, et que le stade allait nous amenait 50 000 prospects, c’est-à-dire des clients potentiels. Moi, ce que je voulais, c’était déjà ne pas perdre mon fichier de 1 800 clients fidèles ! ». « Beaucoup de commerces du secteur subissent, mais les chaînes, elles, peuvent absorber les chocs. Nous, les indépendants, on paie comptant », ajoute le caviste, pas décidé pour autant à entamer une procédure d’indemnisation auprès de LMCU. « Ah quoi bon, ça me prendrait cinq ans, et il faut d’abord avancer de l’argent. C’est le pot de terre contre le pot de fer ».

Ironie de l’histoire : Hubert Delqueux ne le connaissait pas, car il n’était pas toujours derrière les caisses de sa boutique. Mais le 15 janvier, il a découvert que l’homme de loi qui a procédé à la liquidation de sa société était… un de ces clients.

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Villeneuve-d’Ascq: vol de cuivre et gros dégâts

Le vol de 2,5 km de câbles de cuivre et de 49 coffrets de protection, commis entre le 7 et le 8 janvier, sur des installations électriques prive depuis, le boulevard de l’Ouest, d’éclairage public, à Villeneuve-d’Ascq.

Le vol de 2,5 km de câbles de cuivre et de 49 coffrets de protection, commis entre le 7 et le 8 janvier, sur des installations électriques prive depuis, le boulevard de l’Ouest, d’éclairage public. La facture s’annonce salée pour les communes d’Hellemmes et Villeneuve-d’Ascq puisqu’on estime le préjudice à plus de 30 000 euros.

Par ailleurs, la station de relèvement des eaux pluviales, boulevard de l’Ouest, a subi également des vols et des dégradations dont le montant pourrait dépasser les 15 000 euros. Les faits remontent au 17 janvier. Des automates de gestion des pompes de relèvement ont été dérobés. Pour pas grand-chose, car ils ne contiennent que très peu de métal précieux. Des câbles ont été arrachés et coupés, des pompes ont été enlevées. Elles permettent de réguler les vannes afin d’éviter les retours d’eau vers la station. Cet équipement est géré par les services du Département. F.FL

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trente emplois menacés dans le groupe agro-alimentaire Kerry

  • Villeneuve-d’Ascq : trente emplois menacés dans le groupe agro-alimentaire Kerry
    PUBLIÉ LE 28/01/2014
    Par FRANÇOIS FLOURENS

    La société Kerry, basée au 26, rue Jacques-Prévert, à Villeneuve-d’Ascq pourrait prochainement fermer ses portes. La trentaine de salariés du site villeneuvois aurait été avertie de cette décision lundi.

    Dépendante du groupe éponyme Kerry Savoury Ingredients France, qui connaît actuellement une forte baisse d’activité, la filiale villeneuvoise devrait subir comme d’autres entités du groupe le projet de délocalisation en Grande-Bretagne décidé par la maison mère.
    Une trentaine d’emplois essentiellement administratifs seraient concernés sur le site de Villeneuve-d’Ascq.
    L’entreprise spécialisée dans la fabrication de produits alimentaires a par ailleurs décidé de fermer le site de Montornet, dans l’Aisne. Là, ce sont 72 salariés qui seraient concernés, essentiellement dans le secteur de la production de fonds de sauce et autres accompagnements culinaires.
    L’entreprise explique sa décision par une baisse des ventes dans un marché confronté à une sévère concurrence,
    Elle estime par ailleurs que le secteur n’est plus porteur pour elle dans l’hexagone.
    Déjà 77 licenciements
    à Grasse en 2012
    En septembre 2012, la société Kerry Flavours France avait déjà, dans le cadre d’une « réorganisation » de ses services, licencié 77 salariés sur 176 dans une unité de Grasse spécialisée dans la fabrication d’arômes alimentaires. À l’époque, quatre salariés avaient vu leurs contrats de travail modifiés pour être transférés à Villeneuve-d’Ascq.
    Les salariés du site de Villeneuve-d’Ascq devaient d’ailleurs être avertis de la fermeture de leur site lundi.
    Une réunion de négociation avec les représentants syndicaux du site de Montcornet est prévue le 4 février prochain.

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Que va devenir la friche Youg’s sur le boulevard de l’Ouest?

Villeneuve-d’Ascq: Que va devenir la friche Youg’s sur le boulevard de l’Ouest?
PUBLIÉ LE 31/01/2014 – MIS À JOUR LE 31/01/2014 À 19:07
Par MARIE VANDEKERKHOVE

Les 4 000 m² de feu le magasin informatique sont inoccupés depuis cinq ans. Hugues Mulliez, le fondateur de la chaîne Youg’s, puis le repreneur de Surcouf, dont il a fermé la dernière enseigne fin 2012, est toujours propriétaire du site villeneuvois. Lequel a été vendu plusieurs fois… sans trouver d’acquéreur définitif. Mais quel avenir attend donc la friche Youg’s sur le très convoité boulevard de l’Ouest, l’une des plus belles vitrines économiques de la métropole ?

– A +

C’était le temple de l’« informatique pour les gens ». Une chaîne de silicon-supermarchés à l’enseigne rouge et blanc qui affichait le nom de son fondateur : Youg’s, Hugues en british baragouiné. Hugues Mulliez, petit-neveu du fondateur d’Auchan, avait ouvert son magasin villeneuvois, à l’intersection de la rue Jules-Guesde et du boulevard de l’Ouest, en 1999. Avant de partir à l’abordage de la zone commerciale Heron Parc avec son Surcouf, une marque qu’il avait absorbée moins d’une décennie plus tard. Surcouf ouvre en tout six magasins en France, avant de baisser définitivement rideau fin 2012. Mais, depuis près de cinq ans, le site historique reste vide.
Un paradoxe car les 2 500 m² de locaux et leur parking de 1 500 m² ont été vendus plusieurs fois par Tostain & Laffineur. « Mais, à chaque fois, les clauses suspensives n’ont pas été levées, annulant la transaction », déplore-t-on chez le promoteur. En fait, il semblerait que la malédiction du site soit due à un parking trop petit. En 2012, déjà, le promoteur annonçait l’arrivée d’un drive et de cellules commerciales avec un magasin de fleurs, une boulangerie, un caviste… Qui n’ont finalement pas apposé leur enseigne. Difficile de satisfaire les stationnements de plusieurs cellules. Autre option : la location en bureaux. « Mais il fallait investir 1 M € pour rénover l’intérieur, ce qu’a refusé le propriétaire ». On le comprend : la faillite de Surcouf a dû vider les caisses.
Des grandes surfaces ont un temps été intéressées. « En 2010, le hard discount Aldi avait signé à 3,25 M € pour installer un magasin… avant de se rendre compte que les semi-remorques ne pouvaient pas accéder au site », regrette-t-on encore chez Tostain & Laffineur. Le projet d’un drive, qui aurait fait face au géant Cora, n’a pas fait long feu pour des questions d’accès, lui aussi.
« Nous avons fait travailler des architectes sur trois ou quatre projets », se désespère le promoteur, qui attend toujours l’acquéreur miracle. Il semblerait qu’un temps, le concessionnaire de prestige Maserati, se soit montré intéressé… « Mais la conjoncture complique encore le marché pour les grandes entreprises, malgré un emplacement au top du top qui justifie un prix élevé », argue le promoteur. Un emplacement tellement top qu’il est à l’abandon depuis cinq ans, malgré la vitalité des commerces environnants. Et il ne dispose plus d’autorisation d’exploitation. Autant dire que le repreneur devra être patient et solide financièrement.

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